L'oiseau ici & ailleurs

03 octobre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 3 -

Une bonne partie du Québec (sud tout du moins) étant couvert de forêts, il est logique que les oiseaux affectionnant ce milieu y soient bien représentés. Ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une forte densité d'oiseaux, ni qu'ils soient aisé de les observer.

Je vais néanmoins vous présenter quelques-uns de ceux que l'on a vu.

En premier, les Columbidés.  Comme (presque) partout dans le monde où les occidentaux se sont installés (imposés), le pigeon biset, version pigeon des villes, est présent. Mais, n'offre pas beaucoup d'intérêt. Par contre, une seule espèce de tourterelle est présente au Québec: la tourterelle triste (Zenaida macroura). Le genre Zenaida est un genre américain dZinaida macrouraéjà rencontré au Costa Rica avec la tourterelle Zenadia asiatica. La tourterelle triste y est aussi présente en tant que migrateur en hiver. Elle est le seule Colombidé du Québec, présente uniquement dans la moitié sud du pays. Une partie de la population hiverne dans le quart sud du Québec mais beaucoup d'oiseaux migrent jusqu'en Amérique Centrale.

 colibri à gorge rubis

corneille d'Amérique

Une seule espèce de colibri atteint les latitudes du Québec. Il s'agit du colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Cela a un avantage: on ne risque pas de se tromper.grand corbeau-Corvus corax

Nous l'avons régulièrement observé jusqu'à la latitude des Bergeronnes. Soit à des mangeoires, soit dans les forêts avec beaucoup d'arbustes et de fourrés. Généralement, la rencontre se limite à apercevoir une bombe minuscule poussant des petits cris caractéristiques. Et quand il daigne se poser, pas facile de l'approcher, de le retrouver dans le maquis de branchettes et d'avoir le temps de faire la mise au point avant qu'il ne s'envole. Donc peu de photos. Celle que je vous présente est celle d'un mâle.

 Parmi les corvidés, nous avons pu observer la corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos), très commune et abondamment présente au bord des routes. Souvent rencontrée en couple.

 

 

 

Le grand corbeau (Corvus corax) est lui beaucoup plus rare mais néanmoins suffisamment présent pour que nous l'ayons vu ou  entendu à plusieurs reprises.

 On le reconnait en effet à son cri, très différent de celui de la corneille, mais aussi à sa taille et à la forme de sa queue (en vol).

 

 

 

 

 

 

geai bleu -Cyanocitta cristata

 Enfin, le geai bleu (Cyanocitta cristata), l'équivalent de notre geai, s'il a régulièrement été observé lorsque nous étions en voiture, il n'a pu être approché qu'à la réserve de Cap Tourmente.

Il était en groupe d'une dizaine d'individus alors qu'ailleurs nous l'avions toujours aperçu seul (?).

 

 

 Parmi les 9 espèces de pics présents au Québec (dont 7 sédentaires), nous n'avons croisé la route que de 3 espèces.

Pic mineur-Picoides pubescens

pic chevelu-Picoides villosus

Le pic mineur (Picoides pubescens), l'équivalent de notre pic épeichette, est de la taille d'un moineau.

Le pic chevelu (Picoides villosus) ressemble aux pics épeiche ou mar.

On l'a observé au Cap Tourmente.

 

Enfin, nous avons surpris régulièrement le pic flamboyant (Colaptes auratus) au bord des routes sans jamais pouvoir immortaliser une rencontre...

mésange à tête noire

 

Enfin, une seule mésange (parmi les deux espèces présentes) a été observée: la mésange à tête noire (Poecile atricapillus).

 

Pour illustration, la photo (prise au zoo sauvage de Saint-Félicien) d'un oiseau autrefois typique de ces régions: le dindon sauvage ( Meleagris gallopavo). Il ne se rencontre que dans le quart sud du Québec en provenance de populations relâchées aux USA (état de N.Y.).

dindon sauvage

 

 

 

 

 

 

 

 

 


27 septembre 2018

Visite à l'étang

Mi-septembre. Ce n'est pas la meilleure période pour espérer voir des oiseaux. Les migrateurs ne sont pas encore là.

Aussi, l'étang est calme quand nous arrivons. La surface de l'étang est verte, tant il a fait chaud cet été et peu d'eau quitte l'étang. Quelques grèbes huppés - une quinzaine au plus - . Des cris incessants: ce sont de jeunes grèbes huppés qui harcèlent les adultes dès que ceux-ci sont en surface pour obtenir du poisson. Un jeune pour chaque adulte. Les adultes sont en train de pêcher mais sur une quarantaine d'essais (pour deux grèbes suivis), seuls deux ont été couronnés de succès. Et, les adultes ne donnent rien aux jeunes.

18092018-IMG_4755

une jeune grêbe huppé

un grêbe huppé adulte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant même de l'avoir aperçu, un héron cendré s'envole près de nous (50 mètres au moins) pour aller se poser à l'autre bout de l'étang.

26092018-IMG_4776

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26092018-IMG_4777

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le reste de notre visite, pas grand chose à se mettre sous la dent, à part ce troglodyte, minuscule boule de plumes qu'on entend plus souvent qu'on ne le voit. Et pas facile de le photographier dans les fourrés où il se plait.

26092018-IMG_4772

 

Posté par victor-henrique à 13:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11 septembre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 2 -

Il n'est pas facile de trouver des oiseaux sur les lacs (très grands et peu praticables) ou sur les rivières et encore plus sur le Saint-Laurent qui sont très larges. De plus, l'immensité du pays leur permet de trouver des endroits loin de tout dérangement. malgré cela, on a observé un certain nombre d'espèces que je vous présente ci-après.

Ardea herodiasLe grand héron (Ardea herodias) mesure jusqu'à 1,30 mètres pour une envergure de plus de deux mètres. Un grand héron donc.

On peut le trouver autant en eau douce que salée. Il passe l'hiver des USA au nord de l'Amérique du sud. Il y grossit les populations locales.

Quelques individus peuvent rester l'hiver dans l'extrème sud du pays, là où l'eau ne gèle pas.

Parmi les douze espèces de grands échassiers, le grand héron est le seul que nous ayons vu.

 

 

 

Tringa solitaria

Le chevalier solitaire (Tringa solitaria) n'est pas un des chevaliers de la "Table ronde" mais seulement un petit échassier d'une vingtaine de centimètres. Il vit dans des milieux ouverts et humides (ici, une immense tourbière). Les pattes sont verdâtres et le plumage du dos finement ponctué. Un cercle oculaire blanc, bien visible, mais pas sur cette photo, le distingue des autres chevaliers.

Il hiverne le long du golfe du Mexique, jusqu'en Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Charadrius vociferusLe pluvier Kildir (Charadrius vociferus), parmi les cinq pluviers présents au Québec, est le seul à être présent partout sauf dans les régions trop froides (toundra et arctique). C'est le plus courant des pluviers.

Il fréquente des milieux ouverts à végétation rase ou clairsemée. Il hiverne des USA au nord de l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Branta canadensisLa bernache du Canada (Branda canadensis) est facilement identifiable à sa grande tache blanche sur le cou et les joues. On la trouve partout au Québec et c'est la plus commune des oies.

Elle passe en vols immenses à l'automne (et au printemps) pour aller passer la mauvaise saison dans le sud des USA et au Mexique. Même si quelques individus sur la côte sud de l'Atlantique.

17082018-IMG_4064

 

 

 

 

 

 

 

Morus bassanus

Morus bassanus

 

 

 

 

 

 

 

Le fou de Bassan (Morus bassanus) niche sur quelques îles (Anticosti et de la Madeleine) ainsi qu'en Gaspésie. Mais on peut l'observer dans les autres régions côtières. Il passe l'hiver dans le golfe du Mexique.

Phalacrocorax auritus

19082018-IMG_4214

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23082018-IMG_4518

 Le cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus) estle cormoran le plus courant au Québec. L'autre est P. carbo, "notre" grand cormoran.

 Il est très présent, notamment dans le golfe et l'estuaire. Il migre jusqu'au golfe du Mexique en hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

17082018-IMG_4012Le plongeon Huard (Gavia immer) est le seul assez facile à trouver. Les autres nichent dans des endroits plus inaccessibles. Par contre, il est difficile à approcher. Il niche sur les grands lacs (ici le lac Ouitouche) et passe l'hiver en mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

20082018-IMG_4463Ce canard aperçu lors d'une sortie en mer me faisait penser à une femelle macreuse mais aucune des espèces ne niche dans les régions visitées. Par contre l'eider à duvet (Somateria mollissima) est présent en nombre sur tout l'estuaire et dans le golfe. Je n'ai hélas pas rencontré de mâle. J'aurais bien aimé.

Mais cet individu pourrait donc bien être une femelle(?)

Leucophaeus pipixcan

 

 

 

 

 

 

Seules deux espèces de mouettes possèdent un capuchon noir aussi étendu: la mouette atricille et la mouette de Franklin. Toutes les deux se ressemblent  mais la mouette atracille a un bec plus large. Cela pourrait donc bien être une mouette de Franklin (Leucophaeus pipixcan) , même si elle niche plus à l'ouest.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alca torda

20082018-IMG_4326

 

 

 

 

 

 

Dans l'estuaire, nous avons régulièrement rencontré des jeunes petits pingouins (Alca torda) qui doivent errer dans le seaux côtières après leur envol du nid.

 

24082018-IMG_4607Dans l'estuaire, on observe quasi exclusivement le goéland à bec cerclé (Larus delawarensis), facilement reconnaissable à la tache noire qui entoure l'extrémité du bec.

24082018-IMG_4608On a pu apercevoir, toujours de loin, des goélands marins et argentés. Trop loin pour faire des photos.

juvenile

26082018-IMG_4724

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, le seul canard vu "en liberté" est le canard noir (Anas rubripes) qui est très commun dans tous les marais du St Laurent et dans les provinces maritimes.

Anas rubripes

 

10 septembre 2018

Les oiseaux du Québec -partie 1-

Avant de partir dans un pays inconnu, il est important de s'informer. C'est vrai aussi pour l'ornithologue, fut-il amateur comme moi.

Pour le Québec, un livre de détermination des oiseaux du Québec et des Maritimes me parait l'outil idéal, après recherches sur Internet. Il s'agit du Paquin-Caron aux éditions Michel Quintin. Il s'offre alors deux possibilités pour y accéder - possibilités non exclusives -:

  1. télécharger le livre sous forme numérique. Il est livré avec Adobe Digital Editions pour le lire. Le prix est d'environ 15€.
  2. l'acheter, mais seulement au Québec, sinon les frais de port sont trop importants. Il vous en coûtera 30 CAD (dollars canadiens) soit environ 20€

Personnellement, j'ai les deux car, pour un ancien comme moi, rien ne vaut le papier et c'est plus facile à emporter sur le terrain... Par contre pour travailler sur les photos (détermination) c'est pratique d'avoir le format numérique car on peut mettre en vis à vis les deux logiciels et comparer plus facilement.

couverture livre

Le Paquin -Caron comprend deux parties (2 et demi en fait). La première partie ressemble aux livres dont nous avons l'habitude en Europe (comme le guide ornitho ou le Péterson ) avec fiche descriptive, carte et illustration. Mais aussi des renseignements généraux sur les oiseaux puis sur chaque groupe.

Je vous propose quelques images ci-dessous.

 

Il possède aussi des planches particulières lorsque c'est nécessaire. Comme ici pour les canards, les planches pour les femelles (avec description) ou, pour les Parulines, leur plumage automnal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

canards_1canards_4

canards_3

 

  Mais le livre possède une seconde partie "pour en savoir plus" sur les oiseaux.canards_4

Chaque oiseau est repris avec plus de détails sur sa répartition et où on peut l'observer, son alimentation et sa nidification.

 

 Le Paquin-Caron donne 334 espèces d'oiseaux observables au Québec et dans les Maritimes. Mais, le Québec est immense. Il est pour une bonne part recouvert d'immenses forêts, criblées de lacs plus ou moins importants. Puis succèdent la toundra et enfin l'Arctique. A cela, il faut ajouter qu'à part le sud et l'estuaire du Saint-Laurent, le pays est généralement sillonné par aucune route et qu'aller dans le nord du pays (au-dessus du lac St jean) relève de l'exploration et n'est pas accessible au commun des mortels.

Or, sur ces 334 espèces, une sur cinq ne sont visibles que dans l'Arctique ou la toundra et que près de la moitié des espèces du Québec sont migratrices. De plus, beaucoup d'espèces aiment leur tranquillité et donc évitent les endroits où l'homme se manifeste.

Enfin, la forêt n'est pas le milieu le plus facile pour observer des petits passereaux chantant en haut des arbres, touffus et serrés...

Donc, on n'a pas souvent le loisir d'observer à volonté un oiseau avant qu'il disparaisse. Aussi, j'ai pris le maximum de photos des oiseaux que l'on croisait puis, au repos, à l'aide du livre (papier et/ou numérique), puis essayé d'identifier l'espèce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par victor-henrique à 11:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

11 juin 2018

La huppe

La huppe fasciée (Upupa epops) a toujours été présente dans la région. Depuis quelques années elle niche dans le petit bois derrière la maison. Cette année, elle utilise beaucoup les jardins (le mien et celui des voisins) comme territoire de chasse.

C'est toujours un spectacle magnifique que de voir cet oiseau, voletant avec grâce, comme un papillon, de places en places, à la recherche d'insectes.

De plus, elle n'est pas trop craintive et s'approche de la maison.

Ce jour-là, elle faisait la chasse aux grillons, fort nombreux, qui vivent sur le terrain. Dès que la proie fut maîtrisée, elle s'envola en direction du nid.

huppe

huppe

Posté par victor-henrique à 17:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,


13 mai 2018

Au bord de l'étang

Un petit tour au bord d'un étang à une dizaine de kilomètres de la maison nous a permis de faire quelques observations.

Podiceps cristatusQuelques couples de grêbes huppés (Podiceps cristatus) se promènent deux par deux. Le temps des parades est passé mais les couples continuent sans cesse d'en montrer des bribes. Peut-être pour renforcer le couple.

 

 

 

 

 

 

 

 

Podiceps cristatusUn grêbe s'approche de nous et commence une partie de pêche. Ce qui a permis d'en faire pas mal de photos (dont deux sont présentées ici). La pêche n'a pas été fructueuse. Dommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Podiceps cristatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actitis hypoleucosUn groupe d'une quinzaine de chevaliers guignette s'envolent du déversoir. pas facile à approcher car il y en a toujours un qui nous aperçoit...

J'ai fait quelques photos, pas très nettes hélas.

Actitis hypoleucos

Motacilla alba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bergeronnette grise (Motacilla alba) profite elle aussi du déversoir pour attraper sans trop d'efforts les insectes emportés par le courant.

D'autres oiseaux sont aperçus: deux buses, un héron en vol et quelques passereaux, plus entendus que vus (rossignol, fauvette à tête noire, diverses mésanges, ...).

 

Posté par victor-henrique à 16:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 juillet 2017

Costa Rica: dernière partie

On a recensé au Costa Rica 903 espèces d'oiseaux réparties en 82 familles (données 2013). Certaines ont des représentants en Europe (Columbidae par exemple), d'autres sont connues (Psittacidae), d'autres enfin me sont étrangères (Trochilidae, Trogonidae, Momotidae, ...).

Sans rapport avec la systématique, je vous livre quelques photographies d'oiseaux vus, qui ressemblent peu ou prou à nos passereaux.

Agelaius phoeniceus femelle

Agelaius phoeniceus mâle

Bangsia arcaei

Ceratopipra mentalis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Habia fuscicaudaRamphocelus passerinii

 

 

 

 

 

 

 

Chlorophanes spiza_femelle

 

Chlorophanes spiza_mâle

 

 

 

 

 

 

 

Cyanerpes cyaneus

 

Cyanerpes cyanus

 

 

 

 

 

 

 

Thraupis episcopus

 

 

 

 

 

 

 

Colonia colonus

Cymbilaimus lineatus

Dives dives

 

non déterminénon déterminé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Icterus dominicensis

indéterminé

Pitangus sulphuratus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pitangus sulphuratusindéterminé

 

indéterminé

 

 

 

Turdus grayi

 

 

 

 

 

 

 

Crotophaga sulcirostris

 

 

 

 

 

 

Sporophila torqueola

Sturnella magma

Tangara larvata

 

Tityra inquisitor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quiscalus mexicanusRamphocelus passerinii-femelle

Sporophila torqueola

Thraupis episcopus

Turdus grayi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pygochelidon cyanoleuca

Pour terminer, une petite hirondelle - Polychelidon cyanoleuca - (10cm) à la tête et au dos bleu. Evite les régions les plus basses et proches de l'océan, mais peut se encontrer jusqu'à plus de 300 mètres.

 

 

 

 

 

 

Posté par victor-henrique à 17:43 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

30 juin 2017

Oiseaux du Costa Rica -(3)

 

Amazilia tzacatl

 

 

IMG_2766

 

Indéterminé

 

 

 

 

 

Si le Costa Rica compte 52 espèces de colibris, certaines ne vivent qu'en altitude, d'autres, l'inverse, d'autres en bord de mer...

Donc si vous êtes dans un secteur donné, dans un milieu donné, seules quelques espèces vous sont accessibles. A partir de là, il faut avoir la chance de les voir en train de butiner, ou de se reposer, pour espérer les déterminer (et les photographier).

Pour ma part, je n'ai déterminé que 4 espèces et seules deux sont en photo, plus une autre que je n'ai pas déterminé.

Amazilia tzacatl - 10cm - (Ariane à ventre gris) qui se rencontre partout sauf aux altitudes très élevées (+ de 2200m) et est le colibri le plus fréquemment rencontré.

Heliothryx barroti - 13cm - (Colibri féérique) est commun dans la plaine caraïbe et dans la zone sud pacifique. Il est ici à côté de son nid.

 

Heliothryx barrotiHeliothryx barroti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix-sept (17) espèces de Psittacidae (Perroquets, perruches, ...) se rencontrent au C.R..

Seules deux grands aras, Ara macao et Ara ambiguus, en font partie. Nous avons vu les deux espèces à Montenegro. L'ara macao (ou rouge) y est encore rare et nous n'avons qu'un seul couple en vol, et une seule fois. Pas de photos. L'ara de Buffon (A. ambiguus) est plus courant.

Malgré sa grande taille et son caractère (très) bruyant, il n'est pas facile à trouver en haut des arbres.

Ara ambiguus

 

 

 

Ara ambiguus

 

 

 

 

 

 

 

D'autres espèces ont été observées.

Brotogeris jugularis -ci contre à gauche - Brotogeris jugularis (Toui à menton d'or) vit en petites bandes, fort bruyantes et sans cesse en mouvement. Commune en-dessous de 1200m.

Pionus senilis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci dessus, Pionus senilis (Pione à couronne blanche) est plus grand (25cm) que la précédente. Commun dans les zones humides et basses. Parait très sombre en vol.

 

Les deux amazones suivantes sont plus grandes.

Amazona autumnalisAmazona autumnalis (Amazone à lores rouges) mesure 33cm. Commune en dessous de 1000m.

 

 

 

 

 

 

 

Amazona farinosaAmazona farinosa (Amazone farineuse) mesure 38cm. De teinte générale verte, elle se rencontre en dessous de 600m sur la côte caraïbe et Sud Pacifique.

 

 

 

 

 

 

Il y a 16 pics au CR. En voici trois

Melanerpes pucherani

Parmi les 5 espèces du genre Melanerpes, voici Melanerpes pucherani - le pic de Pucheran -. Mesurant 18cm, cet oiseau se rencontre communément du côté caraïbe à des altitudes infértieures à 900m.

Les pics de ce genre nous rappelle les pics blanc et noir (épeiche, par exemple) de chez nous.

 

 

 

 

Piculus simplexCet oiseau nous rappelle, lui, les pics verts. Celui-ci se nomme Piculus simplex, mesure 18cm et vit du côté caraïbe sans y être commun mais aussi dans le Pacifique sud où il y est rare.

 

 

 

 

 

 

Dryocopus lineatus

Dryocopus lineatus est l'un des deux grands pics du CR. Un peu comme notre pic noir. On le trouve partout au CR, où il est relativement commun en-dessous de1400m.

 

 

 

 

 

 

Lepidocolaptes souleyetiiLepidocolaptes souleyetii-3

On ne trouve pas de grimpereaux au CR mais une famille d'oiseaux appelés "Grimpars" qui jouent un peu le même rôle. Ils ont une morphologie proche de celle des grimpereaux, mais en plus grand.

Ils appartiennent à la famille des Furnariidae et sont au nombre de 16 espèces se ressemblant toutes beaucoup.

Leur taille varie de 15 à 28cm, avec une moyenne supérieure à 20.

Ici, Lepidocolaptes souleyetii mesure une vingtaine de centimètres.

 

 

 

 

 

 

 

Crotophaga sulcirostrisCrotophaga sulcirostris - l'ani à bec cannelé - fait partie de la famille des Cuculidae, comme notre coucou. Cependant, il construit lui-même son nid et élève ses petits. On rencontre des anis (plusieurs espèces, dont 3 au CR) depuis le sud des Etats-Unis jusqu'à l'Argentine.

Ce sont tous des osieaux assez grands (de 30 à 46cm).

Ils vivent en petits groupes, surtout dans des terrains découverts et volent assez mal.

 

 

 

 

 

 

La prochaine fois, ce sera le tour des "petits oiseaux" du Costa Rica.

 

Posté par victor-henrique à 18:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

22 juin 2017

oiseaux du Costa Rica -(2)

Oiseaux du Costa Rica (2)

Je suis novice en photographie d'oiseaux et le Costa Rica m'a donné quelques soucis. En premier lieu, tout ce qui se trouvait au-dessus de nous se transformait illico en silhouette noire face à un ciel généralement blanc mais très lumineux. Deuxièmement, la lumière dans la forêt est extrèmement faible (1% seulement arrive au sol). Comme je ne voulais trop grimper dans les ISO, il me fallait accepter des photos râtées (flou).

Voici la suite des oiseaux rencontrés: râles, oedicnèmes, gallinacés, pigeons et colombes.

Jacana spinosa juvénile

Jacana spinosa

 

 

 

 

 

 

 

Il existe deux espèces de Jacanas: le jacana commun (Jacana jacana) et le Jacana du Mexique (Jacana spinosa). Le Jacana ressemble aux râles. Il possède de grandes pattes adaptées à la marche sur la végétation flottante. Commun au bord des eaux sur les terres basses. Le j. spinosa a 3 lobes à son carocule.

Porphyrio martinicaPorphyrio martinica

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Porphyrios (ou Talèves) sont proches des poules d'eau. Il en existe une espèce en Europe, qui lui ressemble beaucoup, mais je n'ai jamais réussi à la voir (jusqu'à présent...).  Cette porphyrio (Porphhyrio martinica) - en fait plusieurs couples - était très visible sur les berges de la lagune ou même carrément sur la terre ferme (pelouse). Facile à approcher, même avec des poussins.

Penelope purpurascensLa Pénélope panachée ( Penelope purpurascens) est un oiseau de grande taille faisant penser au dindon sauvage de l'Amérique du Nord. Elle a la poitrine piquetée de blanc et une grande peau rouge sous la tête.

On la voit et on l'entend surtout au crépuscule avant qu'elle ne regagne son dortoir.

 

 

 

 

 

Ortalis cinereicepsOrtalis cinereiceps

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Ortalide à tête grise (Ortalis cinereiceps) mesure environ 50cm.  Vit en groupes d'une quinzaine d'individus et fréquente les fourrés des zones pacifique et caraïbe à la recherhce de fruits et de feuilles.

Le Costa Rica compte 16 colombes, 8 pigeons et 2 tourterelles. Voici ceux que j'ai rencontré.

Patagioenas nigrirostrisLe pigeon à bec noir (Columba nigrirostris) mesure environ 27cm. Il se rencontre dans les arbres à la recherche de fruits et d'insectes. Il habite l'ensemble de sbasses terres.

 

 

 

 

 

 

 

IMG_2509

Peut-être une colombe de Cassin (Leptotila cassinii). Elle se rencontre au sol, dans les zones anthropisées ou les vieilles forêts des régions basses.

 

 

 

 

 

 

 

IMG_3036La colombe inca (Colombina inca) est une petite colombe (20cm) qui passe l'essentiel de son temps au sol. Grâce à son plumage, elle est quasiment invisible sur les sols secs.

 

 

 

 

 

 

 

Zenaida asiaticaLa tourterelle à ailes blanches (Zenaida asiatica) est facilement reconnaissable à la barre de ses ailes et au cercle bleu autour de l'oeil. 27cm.

 

 

 

 

 

 

Dans l'article suivant, nous verrons les perroquets, les anis et les colibris.

Posté par victor-henrique à 13:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

21 juin 2017

Oiseaux du Costa Rica (1)

Le Costa Rica compte plus de huit cent soixante espèces d'oiseaux. Pour un pays grand comme la Suisse, la diversité est énorme. Avant d'aller au Costa Rica, il est plus sage de se munir d'un guide d'identification. On en compte plusieurs mais en voici les deux plus courammant rencontrés.

livre1Le guide de Susan Fogden est celui le plus souvent présenté sur l'internet français.

Il présente une photographie d'environ 250 oiseaux, chacun avec un texte descriptif et des indications sur les milieux fréquentés.

Son avantage est d'être le seul livre en français sur le sujet.

Les inconvénients sont:

- inhérents à tous les livres photographiques

- au fait que l'on peut se dire que ces 250 espèces représentent celles qu'on a des chances de rencontrer. Et c'est une erreur, une bonne partie de vos oiseaux ne seront pas sur le livre.

 

 

 

 

livre2Ce guide est en anglais mais il représente la totalité de l'avifaune costaricaine. il a une présentation classique avec dessin, carte de répartition et texte descriptif.

Son inconvénient (mineur) est d'être en anglais. Mais, il est le livre que tous les guides rencontrés avait avec eux...

Ce livre est un peu plus cher que le précédent sans être trop onéreux.

 

 

 

 

 

Un site français est particulièrement intéressant: oiseaux.net qui est très complet et possède même des chants enregistrés.

Je vous présente une première série d'oiseaux rencontrés, et que j'ai déterminé. C'est surtout sur les "petits" oiseaux qu'il me reste du travail d'identification.

Anhinga anhingaAnhinga anhinga-3

 

 

 

 

 

 

 

 

L'anhinga (Anhinga anhinga) est un oiseau d'environ 90cm. Il pêche en eaux douces. Comme les cormorans, auxquels il est apparenté, l'anhinga doit faire sécher son plumage après chaque séance de pêche. Muni d'un long cou et d'un bec long et fin, l'anhinga pêche en harponnant les poissons. Lorsqu'il nage, seuls son cou et sa tête dépasse de la surface. il habite les lagunes, les rivières et les marécages. On le rencontre dans les basses terres.

Butorides striatusButorides striatus

 

 

 

 

 

 

 

 

Le héron strié (Butorides striatus), aussi appelé héron vert (B. Virescens) est un petit héron d'une quarantaine de centimètres. Il vit au bord des eaux douces, généralement en solitaire. Consomme des poissons, amphibiens ou insectes. Communément rencontré à Tortuguero sur la côte caraïbe.

Cochlearius cochlearius

Le savacou huppé (Coclearius cochlearius) ressemble beaucoup au bihoreau mais il est remarquable par la forme de son bec, très élargi.

Habite les marais et mangrove et est actif la nuit (comme les bihoreaus). Il se rencontre dans les basses terres.

 

 

 

 

 

IMG_2690

Ce héron est un juvénile d'aigrette bleue (Egretta caerulea). Si l'adulte est gris-bleu, les juvéniles sont blanc. L'individu observé commence à avoir quelques plumes bleu gris.

N'habite le Costa Rica qu'en hiver mais un certains nombre d'individus estivent et se reproduisent sur place.

Un peu plus grandqu'un héron strié, il reste de taille modeste (60cm).

 

 

Tigrisoma mexicanumTigrisoma mexicanum

 

 

 

 

 

 

 

 

L'Onoré du Mexique (Tigrisoma mexicanum) est de plus grande taille, 80 cm environ. Il possède un long et fort cou avec une gorge jaune (adulte). Il fréquente les marais et les petits cours d'eau.

Bulbucus ibisComme dans de nombreux régions du Monde, nous avons rencontré en compagnie des bovidés (ici des vaches et des zébus) des groupes de hérons garde-boeufs (Bubulcus ibis).

 

 

 

 

 

 

Nous avons rencontré d'autres oiseaux proches de ceux présentés mais sans pouvoir les photographier:

  • le pélican brun (Pelicanus occidentalis) -110cm - présent sur les côtes mais observé en quantité sur la côte pacifique matin et soir lors des trajets "zone de nourrissage" / "zone de repos" (leur boulot/dodo!). Vole en V ou en ligne.
  • le frégate superbe (Fregata magnificens) observée plusieurs fois en vol sur les côtes.

Fregata magnifiscensPeleconasoccidentalis

 

 

 

 

IMG_2664L'ibis vert (Mesembrinibis cayennensis) a une taille de près de 60cm. De loin, il parait noir. Son plumage est noirâtre avec des reflets verts plus ou moins prononcés selon les parties du corps.

 

 

 

 

 

 

Mycteria americanaLe tantale d'Amérique ( Mycteria americana) est un grand échassier blanc à tête noire d'environ 1 mètre de haut. Rarement vu solitaire comme celui-ci, on le rencontre surtout dans le Guanacaste.

 

 

 

 

 

 

Dendrocygna autumnalisLe dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis) est un canard d'assez grande taille (+ de 50cm). Les pattes et le cou sont assez longs donnant un aspect dressé et élancé à ce canard. Il est grégaire et nous l'avons rencontré à Boca Tapada où une petite troupe était présente la journée sur les bords de la lagune.

 

 

 

 

 

Coragyps atratusL'urubu noir (Coragyps atratus) est le plus petit des deux urubus (64cm seulement). Entièrement noir, on le reconnaît en vol aux zones claires (argentées) situées en bout d'ailes.

Se nourrit de charognes. Nous en avons vu un bel attroupement en bord de route près de Samara autour d'un cadavre de vache.

Cet urubu se rencontre partout. Il est rare de ne pas en voir dans le ciel. Il nous a semblé plus nombreux près des côtes, surtout pacifique, peut-être en raison de la présence des tortues de mer dont il mange les oeufs.

 

 

Cathartes auraCathartes aura

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien qu'il ressemble beaucoup à l'urubu noir, l'urubu rouge n'appartient pas au même genre (Cathartes aura). Il est plus grand (76cm) mais la tête rouge n'est pas souvent visible en vol. Heureusement, il se distingue du noir par ses rémiges argentées vues de dessous.

Nous avons aussi observé le magnifique Sarcoramphe roi (Sarcoramphus papa) aux ailes blanches et noires et à la tête colorée. Il était en vol plané au-dessus de Boca Tapada. Hélas, à ce moment-là, je n'avais pas de matériel photo.

Nous avons observé peu de rapaces. Il sont sans doute plus visibles à la saison sèche.

Herpetotheres cachinnansHerpetotheres cachinnans, le macagua rieur, est un petit faucon (53cm) facilement reconnaissable à son masque facial. Comme son nom l'indique, il se nourrit principalement de reptiles. on l'observe souvent perché haut dans un arbre, recherchant les serpents.

 

 

 

 

 

 

IMG_3051La buse noire (Buteogallus anthracinus) est presque entièrement noire sauf une partie de la queue qui est blanche, les pattes et le bec, jaunes.

Elle mesure près de 60cm. Comme notre buse, se perche assez bas pour guetter ses proies. Aspect surprenant, cette buse se nourrit beaucoup de crabes d'eau douce.

L'individu photographié, comme beaucoup d'oiseaux au Costa Rica, restait très calme lorsque la voiture s'est arrêtée, que j'en suis descendu et me suis rapproché de lui (à moins de 10m).

 

 

 

Nous avons la chance de voir à deux reprise le splendide Milan à queue fourchue (Elanoides forficatus) mais toujours trop haut dans le ciel (blanchâtre) et il n'apparait que comme une silhouette noire.

 

 

Gauche

 

 

Posté par victor-henrique à 17:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,