L'oiseau ici & ailleurs

29 octobre 2018

dynamique des populations

Partout on entend que les populations d'oiseaux sont en forte diminution, et, sans aucun doute, cela est vrai. Il suffit d'observer la très forte chute des effectifs d'insectes pour se dire que nos oiseaux doivent fortement en pâtir.

Il est cependant quelques espèces d'oiseaux qui ont une dynamique positive.

Corvus frugilegus- corbeau freuLe corbeau freu  - Corvus frugilegus - est de celles-là. Pendant des dizaines d'années, la colonie la plus méridionale que je connaisait, se trouvait à une cinquantaine de kilomètres au nord de chez moi.

Depuis quelques années, une petite colonie s'est installée chez nous. On observe de plus en plus souvent les corbeaux dans les labours.

Remarquez le plumage qui a des reflets cuivrés au soleil (levant) ainsi qu'une bordure verdâtre des ailes. On est loin de l'image noire du corbeau.

On le distingue de la corneille noire essentiellement par la base du bec dénudée (chez les adultes)  - et qu'il vit en groupe.

Un autre corvidé a multiplier ses colonies chez nous récemment: le choucas des tours, présent maintenant dans de nombreux villages.

 

 

 

Un autre oiseau a multiplié ses effectifs ses dernières années: le pigeon ramier. Il a toujours été présent dans notre région, mais il y est maintenant omniprésent, à tel point que c'est l'oiseau que l'on voit le plus. Y compris en ville, où il supplante la tourterelle turque qui, elle, voit ses effectifs fortement régresser.

D'autres oiseaux ont des effectifs en progression dans notre région tout du moins. Ils ne font que regagner des zones d'où ils avaient disparus. Sans doute, l'arrêt de la chasse aux échassiers et aussi le fait que de nombreux plans d'eau ne sont plus chassables, favorisent leur présence et leur confiance (relative).

Ardea cinerea- héron cendré

Le héron cendré - Ardea cinerea - était rare il y a quelques dizaines d'années. Aujourd'hui, c'est un oiseau courant que vous pouvez observer sur de nombreuses pièces d'eau mais aussi beaucoup dans les pâtures.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ardea cinerea

 

Celui photograhié ci-contre, s'est posé à une petite centaine de mètres de nous puis s'est mis à pêcher. Au bout de dix minutes seulement, il avait capturé un magnifique poisson.

Satisfait, repus sans doute, il est reparti comme il était arrivé.

 

 

 

 

 

 

 

Autres hérons qui sont de plus en plus nombreux à stationner dans notre région, les deux gaigrettes, la grande et la garzette.

L'Aigrette garzette - Egretta garzetta -, à partir des lieux de reproduction (bordure atlantique et Brenne), s'observe de plus en plus dès la reproduction terminée. On peut la voir même au coeur des villages lorsqu'il y a une rivière.

Egretta alba - grande aigrette

La grande aigrette - Egretta alba - était, jusqu'à peu, à peu près inconnue. Aujourd'hui, on la rencontre de plus en plus , sur toute sorte de plans d'eau, parfois en "groupe". Elle passe l'hiver chez nous, quelques fois, sur un même étang.

 

 

 

 

 

 

 

23102018-IMG_4911

Et pour ceux (et celles) qui auraient du mal à les distinguer, voici une photo où les deux sont présentes. Y a pas photo comme on dit!

 

 

 

 

 

 

 

grue cendrée

 

En repartant, nous avons aperçu 2 ou 3 échassiers gris dans un pré. Nous nous arrêtons et c'est alors que nous réalisons que ce sont des grues cendrées - Grus grus - et qu'elles sont environ une cinquantaine.

De petits groupes décollent régulièrement, tournoient dans le ciel en criant. Puis se reposent. Manifestement, certaines ont envie de continuer leur migration.

 

 

 

 

 

 

grue cendrée

grue cendrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

râle d'eau - Rallus aquaticus

Nous avons aussi obervé deux autres oiseaux, en général fort discrets.

 

Une petite boule colorée est sortie des plantes aquatiques qui bordent l'étang, picorant la vase.

Grâce à sa couleur bleue et à son bec rouge, il est aisé de reconnaître le râle d'eau - Rallus aquaticus -. Il est resté peu de temps à découvert mais nous a laissé le temps de le photographier avant qu'il ne disparaissent.

 

 

Rallus aquaticus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bécassine des marais -Galligano galligano

 

 

 

Sur un autre étang, une bécassine des marais - Galligano galligano - est brièvement apparue sur la berge. Elle est restée là, sans bouger. Mais il a suffi que j'observe un autre oiseau pendant quelques secondes pour ne plus la retrouver..

 

 

 

 


16 octobre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 4 -

Beaucoup d'espèces sont forestières, ce qui parait la moindre des choses dans un pays aussi boisé que le Canada. Ceci fait que je n'ai pas recherché d'espèces dans les mileux ouverts comme, par exemple, les milieux cultivés où pourtant, j'aurais trouvé d'autres espèces.

Dans les forêts, il n'est pas facile d'observer, et encore moins de photographier, les oiseaux. On les entend plus qu'on ne les voit. Et on les aperçoit plus qu'on ne les observe. Néanmoins, nous avons "réussi" à immortaliser quelques oiseaux sur "pellicule".

Pour moi, qui disait "merle d'Amérique", disait "oiseauTurdus migratorius - merle d'Amérique aussi courant que le nôtre", de merle. Euh... pas vraiment, nous ne l'avons vu qu'une seule fois. Pas un seul n'a été repéré dans les villages où nous logions. Dommage, c'est un fort bel oiseau que j'aurais aimé davantage photographier.

 

 

 

 

 

La majorité des oiseaux que l'on a observé dans les bois et fourrés sont soit des viréos soit des parulines. Extérieurement, pour moi, les deux genres se ressemblent beaucoup. Il paraîtrait que le bec des viréos est plus fort que celui des parulines et légèrement crochu. Les deux genres sont un peu les équivalents des fauvettes chez nous.

Les viréos sont au nombre de 5 espèces au Québec. Nous n'en avons déterminé (et sans doute rencontré) seulement deux espèces.

 

Vireo flavifrons - viréo à gorge jaune

Vireo philadelphicus - Viréo de Philadelphie

 Le viréo à gorge jaune habite les forêts âgées de feuillus, en particulier les érablières, mais parfois aussi les jardins.

Il passe l'hiver du Mexique au nord de l'Amérique du Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Le viréo de Philadelphie vit dans le sud du Québec mais hiverne du Mexique à l'Amérique centrale.

Il niche surtout dans les forêts en train de se régénérer, à l'orée des bois et dans les friches envahies d'arbres.

 

 

 

 

 

 

 

Les parulines sont un groupe important au Québec. On compte pas moins de 33 espèces.

C'est un groupe typiquement américain. On en trouve du Canada à l'Amérique du sud mais avec un maximum en Amérique centrale. De 33 espèces au Québec, on arrive à 53 espèces au Costa Rica (dont nombre d'espèces nord-américaines en hiver), mais seulement 22 au Brésil.

C'est un groupe difficile à déterminer car mâles, femelles et immatures portent des plumages souvent différents et il existe en plus des plumages d'été et d'autres d'hiver.

Mniotilta varia - Paruline noir et blancLa Paruline noir et blanc vit dans les forêts de feuillus ou mixtes. Elle niche dans les régions méridionales du Québec et dans les Maritimes. Elle hiverne du sud des USA jusqu'au nord de l'Amérique du sud, ainsi qu'aux Antilles.

Wilsonia canadensis - Paruline du Canada

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline du Canada fait partie du groupe des Parulines à tête grise. On la rencontre dans les sous-bois buissonneux ainsi que dans les fourrés en bordure d'eau. Elle niche dans presque l'ensemble du Québec méridional ainsi que dans les Maritimes. C'est une espèce au statut "menacé" pour le Québec. Elle hiverne du sud de l'Amérique centrale et au nord de l'amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

Wilsonia canadensis_2 - Paruline du Canada

Dendroica fusca - Paruline à gorge orangée

Helmitheros vermivorum - Paruline vermivore

Oporornis agilis - Parulineà gorge grise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline à gorge orangée préfère les forêts de conifères (mixtes ou pas). Elle niche au sud du 49ème parallèle et hiverne dans le nord de l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

La paruline vermivore est une Paruline assez rare au québec. Elle est signalée de l'extrème sud-est du Québec et se rencontre surtout aux USA. Mais elle a été photographiée plus haut, vers Québec.

Elle niche dans les sous-bois denses. Contrairement à ce qu'indique son nom, elle consomme peu ou pas de vers mais essentiellement des insectes ou des Arachnides.

 

 

 

 

 

 

Paruline flamboyante - Setophaga ruticilla - femelleLa Paruline à gorge grise fait partie, elle aussi, des parulines à tête grise. Elle fréquente préférenciellement les tourbières (à épinettes notamment) mais aussi des boisements clairs à érables ou peupliers.

Elle niche du sud ouest du québec jusqu'au lac Saint-Jean. Elle hiverne en Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline flamboyante, ici une femelle, (le mâle est noir et orange) est courante dans les forêts de feuillus. Elle se rencontre dans le sud du Québec et dans les Maritimes.Elle passe l'hiver du Mexique au nord de  l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bruants sont aussi, avec 22 espèces,  un groupe important d'oiseaux au Québec. Mais leur détermination m'a paru difficile. Je vous en montre 4 dont une seule espèce identifiéeZonotrichia albicollis - bruant à gorge blanche

Le Bruant à gorge blanche a été souvent rencontré lors de notre séjour, dans des milieux différents. Il préfère cependant les fourrés.

il vit dans la partie sud du Québec et certains peuvent y passer l'hiver, même si la majorité hiverne aux USA.

 

 

 

Bruant non déterminé

bruant indéterminé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir quelques oiseaux appartenant à d'autres familles.

tarin des pins - Spinus spinus - immature

tarin des pins - Spinus spinusLe tarin des pins habite les bois mixtes ou de conifères de la partie centrale du Québec. Nomade, on le rencontre toute l'année. Il descend plus bas en hiver.

Il fréquente beaucoup les mangeoires, qui sont alimentées toute l'année en graines.

 

Carpodacus purpureus - sizerin flammé

Gros-bec errant - Coccothraustes vespertinus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sizerin flammé niche dans la toundra et il se rencontre plus au sud, au québec en hiver. Ceci dit, celui-ci a été photographié au lac Saint-Jean, ...en été.

 

 

 

 

 

 

Le gros bec errant vit toute l'année au Québec. Il habite les forêts mixtes ou de conifères. S'il fréquente assidûment les mangeoires en hiver, il ne les dédaigne pas en toutes saisons, comme ici en été au lac Saint-Jean.

 

 

 

 

 

 

 

Bombycilla cedrorum - Jaseur d'Amérique

jaseur d'Amérique

Spinus tristis - Chardonneret jaune

Le Jaseur d'Amérique est un peu plus petit que son "cousin", le Jaseur boréal, présent lui aussi au Québec mais plus septentrional.

On peut le rencontrer dans différents habitats: forêts, vergers, parcs et jardins, végétation en bordure d'eau.

Il passe l'année au Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chardonneret jaune appartient au même genre que me Tarin des pins. On le rencontre toute l'année au Québec où il fréquent evolontiers les mangeoires.

il niche dans des mileux ouverts (terrains vagues, jardins, friches, ...

03 octobre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 3 -

Une bonne partie du Québec (sud tout du moins) étant couvert de forêts, il est logique que les oiseaux affectionnant ce milieu y soient bien représentés. Ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une forte densité d'oiseaux, ni qu'ils soient aisé de les observer.

Je vais néanmoins vous présenter quelques-uns de ceux que l'on a vu.

En premier, les Columbidés.  Comme (presque) partout dans le monde où les occidentaux se sont installés (imposés), le pigeon biset, version pigeon des villes, est présent. Mais, n'offre pas beaucoup d'intérêt. Par contre, une seule espèce de tourterelle est présente au Québec: la tourterelle triste (Zenaida macroura). Le genre Zenaida est un genre américain dZinaida macrouraéjà rencontré au Costa Rica avec la tourterelle Zenadia asiatica. La tourterelle triste y est aussi présente en tant que migrateur en hiver. Elle est le seule Colombidé du Québec, présente uniquement dans la moitié sud du pays. Une partie de la population hiverne dans le quart sud du Québec mais beaucoup d'oiseaux migrent jusqu'en Amérique Centrale.

 colibri à gorge rubis

corneille d'Amérique

Une seule espèce de colibri atteint les latitudes du Québec. Il s'agit du colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Cela a un avantage: on ne risque pas de se tromper.grand corbeau-Corvus corax

Nous l'avons régulièrement observé jusqu'à la latitude des Bergeronnes. Soit à des mangeoires, soit dans les forêts avec beaucoup d'arbustes et de fourrés. Généralement, la rencontre se limite à apercevoir une bombe minuscule poussant des petits cris caractéristiques. Et quand il daigne se poser, pas facile de l'approcher, de le retrouver dans le maquis de branchettes et d'avoir le temps de faire la mise au point avant qu'il ne s'envole. Donc peu de photos. Celle que je vous présente est celle d'un mâle.

 Parmi les corvidés, nous avons pu observer la corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos), très commune et abondamment présente au bord des routes. Souvent rencontrée en couple.

 

 

 

Le grand corbeau (Corvus corax) est lui beaucoup plus rare mais néanmoins suffisamment présent pour que nous l'ayons vu ou  entendu à plusieurs reprises.

 On le reconnait en effet à son cri, très différent de celui de la corneille, mais aussi à sa taille et à la forme de sa queue (en vol).

 

 

 

 

 

 

geai bleu -Cyanocitta cristata

 Enfin, le geai bleu (Cyanocitta cristata), l'équivalent de notre geai, s'il a régulièrement été observé lorsque nous étions en voiture, il n'a pu être approché qu'à la réserve de Cap Tourmente.

Il était en groupe d'une dizaine d'individus alors qu'ailleurs nous l'avions toujours aperçu seul (?).

 

 

 Parmi les 9 espèces de pics présents au Québec (dont 7 sédentaires), nous n'avons croisé la route que de 3 espèces.

Pic mineur-Picoides pubescens

pic chevelu-Picoides villosus

Le pic mineur (Picoides pubescens), l'équivalent de notre pic épeichette, est de la taille d'un moineau.

Le pic chevelu (Picoides villosus) ressemble aux pics épeiche ou mar.

On l'a observé au Cap Tourmente.

 

Enfin, nous avons surpris régulièrement le pic flamboyant (Colaptes auratus) au bord des routes sans jamais pouvoir immortaliser une rencontre...

mésange à tête noire

 

Enfin, une seule mésange (parmi les deux espèces présentes) a été observée: la mésange à tête noire (Poecile atricapillus).

 

Pour illustration, la photo (prise au zoo sauvage de Saint-Félicien) d'un oiseau autrefois typique de ces régions: le dindon sauvage ( Meleagris gallopavo). Il ne se rencontre que dans le quart sud du Québec en provenance de populations relâchées aux USA (état de N.Y.).

dindon sauvage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 septembre 2018

Visite à l'étang

Mi-septembre. Ce n'est pas la meilleure période pour espérer voir des oiseaux. Les migrateurs ne sont pas encore là.

Aussi, l'étang est calme quand nous arrivons. La surface de l'étang est verte, tant il a fait chaud cet été et peu d'eau quitte l'étang. Quelques grèbes huppés - une quinzaine au plus - . Des cris incessants: ce sont de jeunes grèbes huppés qui harcèlent les adultes dès que ceux-ci sont en surface pour obtenir du poisson. Un jeune pour chaque adulte. Les adultes sont en train de pêcher mais sur une quarantaine d'essais (pour deux grèbes suivis), seuls deux ont été couronnés de succès. Et, les adultes ne donnent rien aux jeunes.

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une jeune grêbe huppé

un grêbe huppé adulte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant même de l'avoir aperçu, un héron cendré s'envole près de nous (50 mètres au moins) pour aller se poser à l'autre bout de l'étang.

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Pour le reste de notre visite, pas grand chose à se mettre sous la dent, à part ce troglodyte, minuscule boule de plumes qu'on entend plus souvent qu'on ne le voit. Et pas facile de le photographier dans les fourrés où il se plait.

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11 septembre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 2 -

Il n'est pas facile de trouver des oiseaux sur les lacs (très grands et peu praticables) ou sur les rivières et encore plus sur le Saint-Laurent qui sont très larges. De plus, l'immensité du pays leur permet de trouver des endroits loin de tout dérangement. malgré cela, on a observé un certain nombre d'espèces que je vous présente ci-après.

Ardea herodiasLe grand héron (Ardea herodias) mesure jusqu'à 1,30 mètres pour une envergure de plus de deux mètres. Un grand héron donc.

On peut le trouver autant en eau douce que salée. Il passe l'hiver des USA au nord de l'Amérique du sud. Il y grossit les populations locales.

Quelques individus peuvent rester l'hiver dans l'extrème sud du pays, là où l'eau ne gèle pas.

Parmi les douze espèces de grands échassiers, le grand héron est le seul que nous ayons vu.

 

 

 

Tringa solitaria

Le chevalier solitaire (Tringa solitaria) n'est pas un des chevaliers de la "Table ronde" mais seulement un petit échassier d'une vingtaine de centimètres. Il vit dans des milieux ouverts et humides (ici, une immense tourbière). Les pattes sont verdâtres et le plumage du dos finement ponctué. Un cercle oculaire blanc, bien visible, mais pas sur cette photo, le distingue des autres chevaliers.

Il hiverne le long du golfe du Mexique, jusqu'en Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Charadrius vociferusLe pluvier Kildir (Charadrius vociferus), parmi les cinq pluviers présents au Québec, est le seul à être présent partout sauf dans les régions trop froides (toundra et arctique). C'est le plus courant des pluviers.

Il fréquente des milieux ouverts à végétation rase ou clairsemée. Il hiverne des USA au nord de l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Branta canadensisLa bernache du Canada (Branda canadensis) est facilement identifiable à sa grande tache blanche sur le cou et les joues. On la trouve partout au Québec et c'est la plus commune des oies.

Elle passe en vols immenses à l'automne (et au printemps) pour aller passer la mauvaise saison dans le sud des USA et au Mexique. Même si quelques individus sur la côte sud de l'Atlantique.

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Morus bassanus

Morus bassanus

 

 

 

 

 

 

 

Le fou de Bassan (Morus bassanus) niche sur quelques îles (Anticosti et de la Madeleine) ainsi qu'en Gaspésie. Mais on peut l'observer dans les autres régions côtières. Il passe l'hiver dans le golfe du Mexique.

Phalacrocorax auritus

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 Le cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus) estle cormoran le plus courant au Québec. L'autre est P. carbo, "notre" grand cormoran.

 Il est très présent, notamment dans le golfe et l'estuaire. Il migre jusqu'au golfe du Mexique en hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

17082018-IMG_4012Le plongeon Huard (Gavia immer) est le seul assez facile à trouver. Les autres nichent dans des endroits plus inaccessibles. Par contre, il est difficile à approcher. Il niche sur les grands lacs (ici le lac Ouitouche) et passe l'hiver en mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

20082018-IMG_4463Ce canard aperçu lors d'une sortie en mer me faisait penser à une femelle macreuse mais aucune des espèces ne niche dans les régions visitées. Par contre l'eider à duvet (Somateria mollissima) est présent en nombre sur tout l'estuaire et dans le golfe. Je n'ai hélas pas rencontré de mâle. J'aurais bien aimé.

Mais cet individu pourrait donc bien être une femelle(?)

Leucophaeus pipixcan

 

 

 

 

 

 

Seules deux espèces de mouettes possèdent un capuchon noir aussi étendu: la mouette atricille et la mouette de Franklin. Toutes les deux se ressemblent  mais la mouette atracille a un bec plus large. Cela pourrait donc bien être une mouette de Franklin (Leucophaeus pipixcan) , même si elle niche plus à l'ouest.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alca torda

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Dans l'estuaire, nous avons régulièrement rencontré des jeunes petits pingouins (Alca torda) qui doivent errer dans le seaux côtières après leur envol du nid.

 

24082018-IMG_4607Dans l'estuaire, on observe quasi exclusivement le goéland à bec cerclé (Larus delawarensis), facilement reconnaissable à la tache noire qui entoure l'extrémité du bec.

24082018-IMG_4608On a pu apercevoir, toujours de loin, des goélands marins et argentés. Trop loin pour faire des photos.

juvenile

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Enfin, le seul canard vu "en liberté" est le canard noir (Anas rubripes) qui est très commun dans tous les marais du St Laurent et dans les provinces maritimes.

Anas rubripes

 


10 septembre 2018

Les oiseaux du Québec -partie 1-

Avant de partir dans un pays inconnu, il est important de s'informer. C'est vrai aussi pour l'ornithologue, fut-il amateur comme moi.

Pour le Québec, un livre de détermination des oiseaux du Québec et des Maritimes me parait l'outil idéal, après recherches sur Internet. Il s'agit du Paquin-Caron aux éditions Michel Quintin. Il s'offre alors deux possibilités pour y accéder - possibilités non exclusives -:

  1. télécharger le livre sous forme numérique. Il est livré avec Adobe Digital Editions pour le lire. Le prix est d'environ 15€.
  2. l'acheter, mais seulement au Québec, sinon les frais de port sont trop importants. Il vous en coûtera 30 CAD (dollars canadiens) soit environ 20€

Personnellement, j'ai les deux car, pour un ancien comme moi, rien ne vaut le papier et c'est plus facile à emporter sur le terrain... Par contre pour travailler sur les photos (détermination) c'est pratique d'avoir le format numérique car on peut mettre en vis à vis les deux logiciels et comparer plus facilement.

couverture livre

Le Paquin -Caron comprend deux parties (2 et demi en fait). La première partie ressemble aux livres dont nous avons l'habitude en Europe (comme le guide ornitho ou le Péterson ) avec fiche descriptive, carte et illustration. Mais aussi des renseignements généraux sur les oiseaux puis sur chaque groupe.

Je vous propose quelques images ci-dessous.

 

Il possède aussi des planches particulières lorsque c'est nécessaire. Comme ici pour les canards, les planches pour les femelles (avec description) ou, pour les Parulines, leur plumage automnal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Mais le livre possède une seconde partie "pour en savoir plus" sur les oiseaux.canards_4

Chaque oiseau est repris avec plus de détails sur sa répartition et où on peut l'observer, son alimentation et sa nidification.

 

 Le Paquin-Caron donne 334 espèces d'oiseaux observables au Québec et dans les Maritimes. Mais, le Québec est immense. Il est pour une bonne part recouvert d'immenses forêts, criblées de lacs plus ou moins importants. Puis succèdent la toundra et enfin l'Arctique. A cela, il faut ajouter qu'à part le sud et l'estuaire du Saint-Laurent, le pays est généralement sillonné par aucune route et qu'aller dans le nord du pays (au-dessus du lac St jean) relève de l'exploration et n'est pas accessible au commun des mortels.

Or, sur ces 334 espèces, une sur cinq ne sont visibles que dans l'Arctique ou la toundra et que près de la moitié des espèces du Québec sont migratrices. De plus, beaucoup d'espèces aiment leur tranquillité et donc évitent les endroits où l'homme se manifeste.

Enfin, la forêt n'est pas le milieu le plus facile pour observer des petits passereaux chantant en haut des arbres, touffus et serrés...

Donc, on n'a pas souvent le loisir d'observer à volonté un oiseau avant qu'il disparaisse. Aussi, j'ai pris le maximum de photos des oiseaux que l'on croisait puis, au repos, à l'aide du livre (papier et/ou numérique), puis essayé d'identifier l'espèce.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2018

La huppe

La huppe fasciée (Upupa epops) a toujours été présente dans la région. Depuis quelques années elle niche dans le petit bois derrière la maison. Cette année, elle utilise beaucoup les jardins (le mien et celui des voisins) comme territoire de chasse.

C'est toujours un spectacle magnifique que de voir cet oiseau, voletant avec grâce, comme un papillon, de places en places, à la recherche d'insectes.

De plus, elle n'est pas trop craintive et s'approche de la maison.

Ce jour-là, elle faisait la chasse aux grillons, fort nombreux, qui vivent sur le terrain. Dès que la proie fut maîtrisée, elle s'envola en direction du nid.

huppe

huppe

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13 mai 2018

Au bord de l'étang

Un petit tour au bord d'un étang à une dizaine de kilomètres de la maison nous a permis de faire quelques observations.

Podiceps cristatusQuelques couples de grêbes huppés (Podiceps cristatus) se promènent deux par deux. Le temps des parades est passé mais les couples continuent sans cesse d'en montrer des bribes. Peut-être pour renforcer le couple.

 

 

 

 

 

 

 

 

Podiceps cristatusUn grêbe s'approche de nous et commence une partie de pêche. Ce qui a permis d'en faire pas mal de photos (dont deux sont présentées ici). La pêche n'a pas été fructueuse. Dommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Podiceps cristatus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Actitis hypoleucosUn groupe d'une quinzaine de chevaliers guignette s'envolent du déversoir. pas facile à approcher car il y en a toujours un qui nous aperçoit...

J'ai fait quelques photos, pas très nettes hélas.

Actitis hypoleucos

Motacilla alba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une bergeronnette grise (Motacilla alba) profite elle aussi du déversoir pour attraper sans trop d'efforts les insectes emportés par le courant.

D'autres oiseaux sont aperçus: deux buses, un héron en vol et quelques passereaux, plus entendus que vus (rossignol, fauvette à tête noire, diverses mésanges, ...).

 

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04 juillet 2017

Costa Rica: dernière partie

On a recensé au Costa Rica 903 espèces d'oiseaux réparties en 82 familles (données 2013). Certaines ont des représentants en Europe (Columbidae par exemple), d'autres sont connues (Psittacidae), d'autres enfin me sont étrangères (Trochilidae, Trogonidae, Momotidae, ...).

Sans rapport avec la systématique, je vous livre quelques photographies d'oiseaux vus, qui ressemblent peu ou prou à nos passereaux.

Agelaius phoeniceus femelle

Agelaius phoeniceus mâle

Bangsia arcaei

Ceratopipra mentalis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Habia fuscicaudaRamphocelus passerinii

 

 

 

 

 

 

 

Chlorophanes spiza_femelle

 

Chlorophanes spiza_mâle

 

 

 

 

 

 

 

Cyanerpes cyaneus

 

Cyanerpes cyanus

 

 

 

 

 

 

 

Thraupis episcopus

 

 

 

 

 

 

 

Colonia colonus

Cymbilaimus lineatus

Dives dives

 

non déterminénon déterminé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Icterus dominicensis

indéterminé

Pitangus sulphuratus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pitangus sulphuratusindéterminé

 

indéterminé

 

 

 

Turdus grayi

 

 

 

 

 

 

 

Crotophaga sulcirostris

 

 

 

 

 

 

Sporophila torqueola

Sturnella magma

Tangara larvata

 

Tityra inquisitor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quiscalus mexicanusRamphocelus passerinii-femelle

Sporophila torqueola

Thraupis episcopus

Turdus grayi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pygochelidon cyanoleuca

Pour terminer, une petite hirondelle - Polychelidon cyanoleuca - (10cm) à la tête et au dos bleu. Evite les régions les plus basses et proches de l'océan, mais peut se encontrer jusqu'à plus de 300 mètres.

 

 

 

 

 

 

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30 juin 2017

Oiseaux du Costa Rica -(3)

 

Amazilia tzacatl

 

 

IMG_2766

 

Indéterminé

 

 

 

 

 

Si le Costa Rica compte 52 espèces de colibris, certaines ne vivent qu'en altitude, d'autres, l'inverse, d'autres en bord de mer...

Donc si vous êtes dans un secteur donné, dans un milieu donné, seules quelques espèces vous sont accessibles. A partir de là, il faut avoir la chance de les voir en train de butiner, ou de se reposer, pour espérer les déterminer (et les photographier).

Pour ma part, je n'ai déterminé que 4 espèces et seules deux sont en photo, plus une autre que je n'ai pas déterminé.

Amazilia tzacatl - 10cm - (Ariane à ventre gris) qui se rencontre partout sauf aux altitudes très élevées (+ de 2200m) et est le colibri le plus fréquemment rencontré.

Heliothryx barroti - 13cm - (Colibri féérique) est commun dans la plaine caraïbe et dans la zone sud pacifique. Il est ici à côté de son nid.

 

Heliothryx barrotiHeliothryx barroti

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dix-sept (17) espèces de Psittacidae (Perroquets, perruches, ...) se rencontrent au C.R..

Seules deux grands aras, Ara macao et Ara ambiguus, en font partie. Nous avons vu les deux espèces à Montenegro. L'ara macao (ou rouge) y est encore rare et nous n'avons qu'un seul couple en vol, et une seule fois. Pas de photos. L'ara de Buffon (A. ambiguus) est plus courant.

Malgré sa grande taille et son caractère (très) bruyant, il n'est pas facile à trouver en haut des arbres.

Ara ambiguus

 

 

 

Ara ambiguus

 

 

 

 

 

 

 

D'autres espèces ont été observées.

Brotogeris jugularis -ci contre à gauche - Brotogeris jugularis (Toui à menton d'or) vit en petites bandes, fort bruyantes et sans cesse en mouvement. Commune en-dessous de 1200m.

Pionus senilis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci dessus, Pionus senilis (Pione à couronne blanche) est plus grand (25cm) que la précédente. Commun dans les zones humides et basses. Parait très sombre en vol.

 

Les deux amazones suivantes sont plus grandes.

Amazona autumnalisAmazona autumnalis (Amazone à lores rouges) mesure 33cm. Commune en dessous de 1000m.

 

 

 

 

 

 

 

Amazona farinosaAmazona farinosa (Amazone farineuse) mesure 38cm. De teinte générale verte, elle se rencontre en dessous de 600m sur la côte caraïbe et Sud Pacifique.

 

 

 

 

 

 

Il y a 16 pics au CR. En voici trois

Melanerpes pucherani

Parmi les 5 espèces du genre Melanerpes, voici Melanerpes pucherani - le pic de Pucheran -. Mesurant 18cm, cet oiseau se rencontre communément du côté caraïbe à des altitudes infértieures à 900m.

Les pics de ce genre nous rappelle les pics blanc et noir (épeiche, par exemple) de chez nous.

 

 

 

 

Piculus simplexCet oiseau nous rappelle, lui, les pics verts. Celui-ci se nomme Piculus simplex, mesure 18cm et vit du côté caraïbe sans y être commun mais aussi dans le Pacifique sud où il y est rare.

 

 

 

 

 

 

Dryocopus lineatus

Dryocopus lineatus est l'un des deux grands pics du CR. Un peu comme notre pic noir. On le trouve partout au CR, où il est relativement commun en-dessous de1400m.

 

 

 

 

 

 

Lepidocolaptes souleyetiiLepidocolaptes souleyetii-3

On ne trouve pas de grimpereaux au CR mais une famille d'oiseaux appelés "Grimpars" qui jouent un peu le même rôle. Ils ont une morphologie proche de celle des grimpereaux, mais en plus grand.

Ils appartiennent à la famille des Furnariidae et sont au nombre de 16 espèces se ressemblant toutes beaucoup.

Leur taille varie de 15 à 28cm, avec une moyenne supérieure à 20.

Ici, Lepidocolaptes souleyetii mesure une vingtaine de centimètres.

 

 

 

 

 

 

 

Crotophaga sulcirostrisCrotophaga sulcirostris - l'ani à bec cannelé - fait partie de la famille des Cuculidae, comme notre coucou. Cependant, il construit lui-même son nid et élève ses petits. On rencontre des anis (plusieurs espèces, dont 3 au CR) depuis le sud des Etats-Unis jusqu'à l'Argentine.

Ce sont tous des osieaux assez grands (de 30 à 46cm).

Ils vivent en petits groupes, surtout dans des terrains découverts et volent assez mal.

 

 

 

 

 

 

La prochaine fois, ce sera le tour des "petits oiseaux" du Costa Rica.

 

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