L'oiseau ici & ailleurs

05 juin 2019

Critique littéraire

Je me suis commandé un nouveau livre sur les oiseaux: "observer les osieaux en France" - éditions Biotope (excellente maison) - prix 30€

couv livre2003Livre intéressant quand on va en vacances dans une région, ou si on recherche un oiseau particulier.

Les sites sont nombreux, accompagnés généralement d'une (ou plusieurs) carte(s), avec listes des oiseaux visibles par saison et lors des passages migratoires.

Donc un livre à utiliser sans restriction. Enfin, presque.

En effet, il a le défaut de ses qualités. Il faut garder en mémoire que les populations d'oiseaux sont dynamiques et que les colonies peuvent être vagabondes. Autrement dit, c'est pas parce que c'est écrit à l'instant T que les oiseaux seront présents sur ce site lorsque vous irez.

Par exemple, nous sommes allés en Brenne hier (voir article précédent) et nous avons décidé de sortir des étangs pour tenter notre chance plus à l'ouest (15km environ) sur la Creuse pour essayer d'observer des guêpiers. Hélas, aucun n'était présent. Après discussion avec les habitants, la colonie n'existerait plus.

Mais, c'est dans l'essence même de l'ornithologie: on ne sait ce que l'on va trouver ou si l'on va trouver ce que l'on cherche.

Donc ce livre reste un excellent support pour nos observations.

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Brenne - mai 2019

Le mois dernier, nous n'avions pu observer la héronnière (étang des cistudes) et, en particulier, les hérons bihoreaux en raison de la fermeture de cet observatoire les après-midis (à cette période de l'année). Aussi, notre objectif pour cette sortie était de les observer ainsi que les guiffettes moustac présentes sur ce même étang.

Hélas, nous avons appris à nos dépends que le mardi était réservé aux visites de groupes...

Heureusement, nous avions commené notre visite par l'étang des Essarts (qui fait partie lui aussi de la réserve de Chérine) et nous étions là à observer les mouettes, les grêbes à cou noir, les canards, lorsqu'un héron bihoreau est venu se perché sur un piquet à moins de 100m de nous.

bihoreau grisLe bihoreau gris (Nycticorax nycticorax) est un petit héron d'une soixantaine de centimètres. Il fait partie des hérons n'ayant pas un long cou. Ils sont présents d'avril à octobre environ et hivernent en Afrique. Les pattes rouge pâle de l'individu montrent que cet oiseau nidifie. Ils font leurs nids dans des arbres au bord de l'eau.

Ce héron est surtout actif la nuit. Mais on le croise parfois dans la journée.

Assez commun dans la moitié sud de l'Europe.

bihoreau gris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne résiste généralement pas au plaisir de faire des photos de grêbes, de canards ou de mouettes. En voici quelques-unes.

mouette rieuse - volLa mouette rieuse (Larus ridibundus) est très courante en Brenne, et très facile à découvrir car ses cris la signalent de loin.

Elle est présente sur tous les étangs mais se reproduit seulement sur quelques-uns.

mouette rieuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mouette rieuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

grêbe à cou noirJe ne résiste jamais à faire une photo de cette petite boule de plumes qu'est le grêbe à cou noir (Podiceps nigricollis).

fuligule morillonLa Brenne est connue pour sa population de grêbes à cou noir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le fuligule morillon (Aythya fuligula) est lui aussi très présent en Brenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

De petits passereaux nous accompagnent tout au long de la journée. Bizarement, ce ne sont pas les mêmes espèces que le mois précédent, au même endroit.

Ce mois-ci, le tarier pâtre (Saxicola torquata) est omniprésent. Il faut dire que la Brenne, avec ses haies, présente un milieu extrèmement favorable à cette espèce.

tarier pâtre femelle

tarier pâtre femelle

tarier pâtre mâle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Bergeronnettes grises (Motacilla alba) sont faciles à observer au bord des étangs.

bergeronnette grise juvénileLes jeunes de la première couvée se sont émancipés puisqu'on en trouve régulièrement en cette fin de mai.

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre star de la Brenne: la cistude. La protection dont elle jouit semble porter ces fruits car je la rencontre dans de plus en plus d'étangs.

cistudeChance! j'ai pu approcher une cistude sans qu'elle ne plonge. Ceci a permis de faire une photo en gros plan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

rencontre du troisième type

Peu après, un canard colvert mâle en plumage d'éclipse (non complet mais en cours) est venu rendre visite à "ma" tortue.

Je sais que c'est un mâle car il a le bec jaune.

 

 

 

 

 

 

 

Un petit gravelot  (Charadrius dubius) parcourait une plage. Hélas, avec les niveaux très bas des étangs, les berges sont éloignées.

Petit gavelot

 

 

 

 

 

 

Enfin, sur l'étang Purais, nous avons trouvé "notre" colonie de guifettes moustac (Chlidonias hybridus).

guifette moustacLes guifettes moustac aiment se percher sur des piquets ( structures mis à leur disposition par l'équipe de la réserve). Ceux-ci se trouvent à une cinquantaine de mètres du poste d'observation.

 

 

 

 

 

 

 

 

guifette moustac

 

 

guifette moustac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai essayé de prendre en vol ces guifettes mais ce n'est pas facile. Elles ont un vol rapide, sinueux et assez imprévisible. Donc pas vraiment facile à suivre...

guifette moustac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les guifettes ont besoin d'une vaste étendue de nénuphars pour nicher. En effet elle nidifient sur les feuilles. Elles construisent un nid grossier avec des tiges et des feuilles de nénuphars.

guifette moustacC'est surtout dans cette zone que les guifettes récupéraient des tiges de nénuphars.

couples

 

 

 

 

 

 

 

 

Couples de guifettes sur leur nid au milieu des nénuphars.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir, c'est aussi l'époque des amours pour les grenouilles...

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04062019-IMG_6238Les mâles, petits, lancent leurs appels.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femelles beaucoup plus grosses se rapprochent des postes de chant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

04062019-IMG_6230

 

Mais ce n'est pas pour cela qu'elles acceptent de s'accoupler avec le premier venu!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

08 mai 2019

Brenne - avril 2019

8h30 du matin. Malgré des températures un peu fraiches, il fait bon se promener dans les chemins bordés de haies hautes et épaisses. Une symphonie de chants nous entoure. Le rossignol, diverses fauvettes, des mésanges... Au-dessus de nos têtes, des groupes d'hirondelles de cheminée qui se posent tout en haut d'arbres morts, quelques alouettes qui chantent au-dessus des prairies. Dans le petit bois, au bout du pré, le chant d'un coucou résonne.

fauvette à tête noire (mâle)

fauvette grisette

rossignol philomène

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cela ressemble au Paradis. Le problème, c'est que cela devrait être partout comme cela. Et, hélas, ce n'est pas le cas.

En approchant de l'étang, les cris des mouettes rieuses emplissent l'air. Il faut dire que c'est ici, entre autres, qu'elles ont établi leur colonie. Elles ne sont pas seules: des fuligules, des grêbes et autres canards nous accueillent. Un petit chevalier guignette vient se poser près de l'observatoire.

colonie de mouettes

fuligule morillonfuligule morillon (mâle et femelle)

 

 

grêbe huppé

 

grêbe à cou noir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

grêbe castagneux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

chevalier guignette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

06052019-IMG_5898

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélas, malgré les pluies tombées ce mois-ci, le niveau des eaux est toujours dramatiquement bas. L'étang suivant est asséché. Plus d'oiseaux! Plus de cistudes!

Heureusement une famille de renards vient jouer sur ce qui était un étang il y a encore peu.

4 renardeaux sur l'étang RicotL'étang a été vidé pour permettre à l'étang des cistudes d'être rempli correctement. Les responsables de la réserve ont choisi d'en avoir un avec un niveau d'eau correct plutôt que deux à demi-vide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur deux autres étangs, nous trouvons une multitude de cygnes tuberculés.Deux remarques. Ces cygnes n'étaient pas là les mois précédents, il ne sont pas en couples et n'ont pas l'air de se reproduire. Ce sont des jeunes (de l'année précédente) qui vivent en groupe de parfois plus de 100 individus. Sans doute erratiques.

Sur les autres étangs, les cygnes vivent en couples - quelques-uns par étang -. Les jeunes cygnes suivent leurs parents.

cygne tuberculé

 Le mâle passe devant et se met rapidement en position typique, ailes relevées.

Ma femme trouve cette attitude romantique. Mais elle ne l'est pas vraiment. Cela indique que le cygne est irrité. Mais par qui? Il n'y a aucun autre cygne dans le secteur!

Soudain, il s'en prend à une pauvre bernache du Canada qui, n'étant pas un danger, a surtout le malheur d'être là et d'être un oiseau imposant lui aussi.

La bernache sera poursuivie (en vol) jusqu'à l'autre bout de l'étang. Après quoi, le mâle reviendra vers sa petite famille.

 

 

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bernache du Canada

 

cygne tuberculé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le printemps, c'est aussi le temps du retour du magnifique héron pourpré. Quatre individus nous feront l'honneur de leur présence ce jour-là.

héron pourpré

Nous avons aussi vu des guifettes et des hérons bihoreau mais sans pouvoir leur tirer le portrait. Nous espérons y arriver la prochaine fois.

 

02 avril 2019

Brenne - mars 2019

Le printemps semble être déjà là: de nombreux arbustes (pruneliers p.e.) sont en fleurs, quelques chênes commencent à mettre leurs feuilles, et puis surtout, les chants des oiseaux, nombreux, variés, qui mèlent les nouveaux arrivants aux sédentaires.

Le temps est ensoleillé et doux, malgré un petit vent du nord qui rafraichit l'atmosphère sans être génant.

Nous voici donc partis pour une journée à faire le tour des réserves de la Brenne. Huit heures trente: premier et seul oiseau à nous accueillir: une bergeronnette grise ( Motacila alba).

bergeronnatte griseEncore moins d'oiseaux qu'en février. Bigre. Heureusement le reste de la journée démentira cette impression...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le réveil des cistudes

Vers neuf heures trente, un mouvement dans l'eau, au pied de l'observatoire. Une cistude nage dans quelques centimètres d'eau. L'eau étant colorée et boueuse, la cistude passerait facilement inaperçu.

Cistude d'EuropeCette petite tortue aquatique (20 à 25 cm) vit dans la partie méridionale de l'Europe (mais aussi en Asie occidentale et en Afrique). En France, la Brenne est l'un de ses bastions. La cistude (Emys orbicularis) vit dans les eaux calmes à fond vaseux (tout à fait la description de l'étang Ricot - réserve de Chérine -). Mais nous en avons obervé dans des cours d'eau au Portugal.

Fin mars, c'est tout à fait l'époque où les cistudes sortent de leur long séjour hivernal dans la vase au fond des étangs.

Régulièrement la petite cistude émerge la partie antérieure de sa tête. Pour respirer, mais pas seulement car elle reste dans cette position, sans bouger, de longues minutes.

Le moment de lui tirer le portrait.

Déjà, nous programmons de revenir en début d'après-midi pour (espérer) observer ces tortues en train de prendre le soleil.

 

28032019-IMG_5400

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

recadrage de la photo précédente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28032019-IMG_5633

A quatorze heures, nous sommes de retour à l'étang Ricot et les cistudes sont bien au rendez-vous. Trois individus se réchauffent au soleil sur le tronc d'arbre en face de l'observatoire. Il n'est certainement pas là par hasard...

C'est le moment d'observer la tortue dans son intégralité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Passé cet intermède, qu'avons-nous observé sur les différents étangs?

Tout d'abord des canards:

- sarcelles d'hiver (sédentaires) à peu près dans les mêmes endroits qu'en février.

couple de sarcelles d'hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- canards colverts et souchets

- quelques canards siffleurs et pilets

canards pilet au milieu de fuligules milouinOn reconnait le canard pilet au filet en arrière de la queue chez le mâle.

28032019-IMG_5652Il ya ici deux pilets au milieu des fuligules milouins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Canards souchets au pied des cormorans. Plus un canard colvert perché.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- les fuligules milouins et morillons, en nombre comment souvent.

Fuligule milouin femelle

 

 

 

 

 

 

 

 

fuligule morillon mâle

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 grêbe à cou noir mâle

Ensuite des grêbes huppés bien sûr mais surtout, nous nous sommes intéressés aux grêbes à cou noir, beaucoup moins courants.

Le mâle cou noir est magnifique. Cette espèce est bien plus petite que le huppé (mais plus grande que le castagneux).

 

 

 

 

 

 

 

Nous observons, comme d'habitude, de nombreuses foulques macroule. Sur pratiquement tous les étangs.

foulque macroule

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

couple de cygnes tuberculés

28032019-IMG_5433

 

 

 

 

 

 

 

 

Les cygnes tuberculés (Cygnus olor) sont fréquents sur les étangs. Les couples sont formés.

 

mouettes rieuses

La colonie de mouettes rieuses est importante et on les rencontre sur de nombreux étangs de taille assez grande.

 

 

héron cendré

 

 

 

 

 

 

 

Les hérons cendrés sont les seuls présents pour l'instant. Les hérons pourprés n'étaient pas encore arrivés.

Quelques grandes aigrettes sont toujours présentes en Brenne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hérons garde-boeufs

Au moins deux groupes de hérons garde-boeufs sont présents ce jour-là. Et, fidèles à leur nom, on les a trouvés en compagnie de bovins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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tadorne de Belon

 

Plus étonnant, du moins pour nous, un couple de tadornes de Belon est présent sur l'étang de la réserve Massé-Foucault. Il y a quelques années que je n'étais pas revenu en Brenne, mais c'est la première fois que j'y rencontre un couple de tadornes.

 

 

01 mars 2019

Brenne - Février 2019

Février 2019. Le beau temps est toujours présent et nous décidons d'aller faire un tour en Brenne.

Lorsque nous arrivons, vers 8h30, la lumière est belle, pas de brume, un ciel magnifique. Tout s'annonce pour le mieux. En arrivant, nous entendons des grues, vraisemblablement posées dans un pré proche(?). Hélas, il a fallu déchanter: les étangs sont en grande majorité à moitié de leur hauteur (déjà un manque d'eau en février...) et les oiseaux sont peu nombreux et peu en mouvements.

Outre les canards habituels (colvert surtout), quelques canards souchet et nette rousse. Nous observons des bandes assez importantes de vanneaux huppés et de sarcelles d'hiver. Ils sont assez éloignés des postes d'observation en raison du net retrait des eaux. Même avec un objectif de 600mm, ils restent bien petits sur l'image...

vanneaux huppés

sarcelles d'hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Observations de foulques, de quelques grêbes huppés et cormorans. Puis, sur l'étang du blizon, un couple de grêbes castagneux. Occupés à une séance de pêche, nous avons pu les observer longuement. Dommage qu'il soient restés au milieu du lac.

foulque

grêbe castagneux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'attente est longue entre deux observations car les mouvements d'oiseaux sont rares. Heureusement qu'il y a les passereaux...

Un accenteur mouchet se pose sur un buisson à quelques mètres de nous, et se lance dans une longue série de chants. Plus tard, c'est au tour d'un rouge-gorge de s'approcher. bilan maigre néanmoins.

accenteur mouchet

rouge-gorge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Heureusement, en début d'après-midi, une grande aigrette vient se poser près de notre "cabane" et prospecte le fond de l'étang (réserve de Chérine) en une longue séance de pêche. Elle marche lentement, le cou se tendant dès qu'une proie potentielle se rapproche. Plusieurs tentatives ont échoué. A plusieurs reprises, elle effectue un saut, comme si elle voulait s'envoler, se repose et grande aigretteécarte ses ailes. Enfin, une proie est prise et vite engloutie.

un saut, ailes ouvertesun poisson attrapé

... et vite avalé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'ayant pas grand chose à se mettre sous la dent, pardon, sous l'objectif, nous avons eu largement le temps de discuter avec d'autres ornithologues. Ceux du secteur nous expliquent que depuis une dizaine d'années, les effectifs étaient en diminution mais que, depuis trois ans, ce n'est plus une diminution mais une chute dramatique qui s'observe. Sombres perspectives, comme ailleurs hélas.

Certaines espèces néanmoins ont des effectifs présents en hiver beaucoup plus imporatnts. L'oiseau emblématique est la grande aigrette. Mais, sans doute, autre visage de cette augmentation, les aigrettes garzettes sont devenues très rares en Brenne en hiver.

Aussi, pour rendre compte de tout cela, mon fils et moi avons décidé de revenir, si possible, tous les mois en Brenne et de rendre compte de nos observations.

Prochain rendez-vous, fin mars.

 

 

 


29 octobre 2018

dynamique des populations

Partout on entend que les populations d'oiseaux sont en forte diminution, et, sans aucun doute, cela est vrai. Il suffit d'observer la très forte chute des effectifs d'insectes pour se dire que nos oiseaux doivent fortement en pâtir.

Il est cependant quelques espèces d'oiseaux qui ont une dynamique positive.

Corvus frugilegus- corbeau freuLe corbeau freu  - Corvus frugilegus - est de celles-là. Pendant des dizaines d'années, la colonie la plus méridionale que je connaisait, se trouvait à une cinquantaine de kilomètres au nord de chez moi.

Depuis quelques années, une petite colonie s'est installée chez nous. On observe de plus en plus souvent les corbeaux dans les labours.

Remarquez le plumage qui a des reflets cuivrés au soleil (levant) ainsi qu'une bordure verdâtre des ailes. On est loin de l'image noire du corbeau.

On le distingue de la corneille noire essentiellement par la base du bec dénudée (chez les adultes)  - et qu'il vit en groupe.

Un autre corvidé a multiplier ses colonies chez nous récemment: le choucas des tours, présent maintenant dans de nombreux villages.

 

 

 

Un autre oiseau a multiplié ses effectifs ses dernières années: le pigeon ramier. Il a toujours été présent dans notre région, mais il y est maintenant omniprésent, à tel point que c'est l'oiseau que l'on voit le plus. Y compris en ville, où il supplante la tourterelle turque qui, elle, voit ses effectifs fortement régresser.

D'autres oiseaux ont des effectifs en progression dans notre région tout du moins. Ils ne font que regagner des zones d'où ils avaient disparus. Sans doute, l'arrêt de la chasse aux échassiers et aussi le fait que de nombreux plans d'eau ne sont plus chassables, favorisent leur présence et leur confiance (relative).

Ardea cinerea- héron cendré

Le héron cendré - Ardea cinerea - était rare il y a quelques dizaines d'années. Aujourd'hui, c'est un oiseau courant que vous pouvez observer sur de nombreuses pièces d'eau mais aussi beaucoup dans les pâtures.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ardea cinerea

 

Celui photograhié ci-contre, s'est posé à une petite centaine de mètres de nous puis s'est mis à pêcher. Au bout de dix minutes seulement, il avait capturé un magnifique poisson.

Satisfait, repus sans doute, il est reparti comme il était arrivé.

 

 

 

 

 

 

 

Autres hérons qui sont de plus en plus nombreux à stationner dans notre région, les deux gaigrettes, la grande et la garzette.

L'Aigrette garzette - Egretta garzetta -, à partir des lieux de reproduction (bordure atlantique et Brenne), s'observe de plus en plus dès la reproduction terminée. On peut la voir même au coeur des villages lorsqu'il y a une rivière.

Egretta alba - grande aigrette

La grande aigrette - Egretta alba - était, jusqu'à peu, à peu près inconnue. Aujourd'hui, on la rencontre de plus en plus , sur toute sorte de plans d'eau, parfois en "groupe". Elle passe l'hiver chez nous, quelques fois, sur un même étang.

 

 

 

 

 

 

 

23102018-IMG_4911

Et pour ceux (et celles) qui auraient du mal à les distinguer, voici une photo où les deux sont présentes. Y a pas photo comme on dit!

 

 

 

 

 

 

 

grue cendrée

 

En repartant, nous avons aperçu 2 ou 3 échassiers gris dans un pré. Nous nous arrêtons et c'est alors que nous réalisons que ce sont des grues cendrées - Grus grus - et qu'elles sont environ une cinquantaine.

De petits groupes décollent régulièrement, tournoient dans le ciel en criant. Puis se reposent. Manifestement, certaines ont envie de continuer leur migration.

 

 

 

 

 

 

grue cendrée

grue cendrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

râle d'eau - Rallus aquaticus

Nous avons aussi obervé deux autres oiseaux, en général fort discrets.

 

Une petite boule colorée est sortie des plantes aquatiques qui bordent l'étang, picorant la vase.

Grâce à sa couleur bleue et à son bec rouge, il est aisé de reconnaître le râle d'eau - Rallus aquaticus -. Il est resté peu de temps à découvert mais nous a laissé le temps de le photographier avant qu'il ne disparaissent.

 

 

Rallus aquaticus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bécassine des marais -Galligano galligano

 

 

 

Sur un autre étang, une bécassine des marais - Galligano galligano - est brièvement apparue sur la berge. Elle est restée là, sans bouger. Mais il a suffi que j'observe un autre oiseau pendant quelques secondes pour ne plus la retrouver..

 

 

 

 

16 octobre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 4 -

Beaucoup d'espèces sont forestières, ce qui parait la moindre des choses dans un pays aussi boisé que le Canada. Ceci fait que je n'ai pas recherché d'espèces dans les mileux ouverts comme, par exemple, les milieux cultivés où pourtant, j'aurais trouvé d'autres espèces.

Dans les forêts, il n'est pas facile d'observer, et encore moins de photographier, les oiseaux. On les entend plus qu'on ne les voit. Et on les aperçoit plus qu'on ne les observe. Néanmoins, nous avons "réussi" à immortaliser quelques oiseaux sur "pellicule".

Pour moi, qui disait "merle d'Amérique", disait "oiseauTurdus migratorius - merle d'Amérique aussi courant que le nôtre", de merle. Euh... pas vraiment, nous ne l'avons vu qu'une seule fois. Pas un seul n'a été repéré dans les villages où nous logions. Dommage, c'est un fort bel oiseau que j'aurais aimé davantage photographier.

 

 

 

 

 

La majorité des oiseaux que l'on a observé dans les bois et fourrés sont soit des viréos soit des parulines. Extérieurement, pour moi, les deux genres se ressemblent beaucoup. Il paraîtrait que le bec des viréos est plus fort que celui des parulines et légèrement crochu. Les deux genres sont un peu les équivalents des fauvettes chez nous.

Les viréos sont au nombre de 5 espèces au Québec. Nous n'en avons déterminé (et sans doute rencontré) seulement deux espèces.

 

Vireo flavifrons - viréo à gorge jaune

Vireo philadelphicus - Viréo de Philadelphie

 Le viréo à gorge jaune habite les forêts âgées de feuillus, en particulier les érablières, mais parfois aussi les jardins.

Il passe l'hiver du Mexique au nord de l'Amérique du Sud.

 

 

 

 

 

 

 

Le viréo de Philadelphie vit dans le sud du Québec mais hiverne du Mexique à l'Amérique centrale.

Il niche surtout dans les forêts en train de se régénérer, à l'orée des bois et dans les friches envahies d'arbres.

 

 

 

 

 

 

 

Les parulines sont un groupe important au Québec. On compte pas moins de 33 espèces.

C'est un groupe typiquement américain. On en trouve du Canada à l'Amérique du sud mais avec un maximum en Amérique centrale. De 33 espèces au Québec, on arrive à 53 espèces au Costa Rica (dont nombre d'espèces nord-américaines en hiver), mais seulement 22 au Brésil.

C'est un groupe difficile à déterminer car mâles, femelles et immatures portent des plumages souvent différents et il existe en plus des plumages d'été et d'autres d'hiver.

Mniotilta varia - Paruline noir et blancLa Paruline noir et blanc vit dans les forêts de feuillus ou mixtes. Elle niche dans les régions méridionales du Québec et dans les Maritimes. Elle hiverne du sud des USA jusqu'au nord de l'Amérique du sud, ainsi qu'aux Antilles.

Wilsonia canadensis - Paruline du Canada

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline du Canada fait partie du groupe des Parulines à tête grise. On la rencontre dans les sous-bois buissonneux ainsi que dans les fourrés en bordure d'eau. Elle niche dans presque l'ensemble du Québec méridional ainsi que dans les Maritimes. C'est une espèce au statut "menacé" pour le Québec. Elle hiverne du sud de l'Amérique centrale et au nord de l'amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

Wilsonia canadensis_2 - Paruline du Canada

Dendroica fusca - Paruline à gorge orangée

Helmitheros vermivorum - Paruline vermivore

Oporornis agilis - Parulineà gorge grise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline à gorge orangée préfère les forêts de conifères (mixtes ou pas). Elle niche au sud du 49ème parallèle et hiverne dans le nord de l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

La paruline vermivore est une Paruline assez rare au québec. Elle est signalée de l'extrème sud-est du Québec et se rencontre surtout aux USA. Mais elle a été photographiée plus haut, vers Québec.

Elle niche dans les sous-bois denses. Contrairement à ce qu'indique son nom, elle consomme peu ou pas de vers mais essentiellement des insectes ou des Arachnides.

 

 

 

 

 

 

Paruline flamboyante - Setophaga ruticilla - femelleLa Paruline à gorge grise fait partie, elle aussi, des parulines à tête grise. Elle fréquente préférenciellement les tourbières (à épinettes notamment) mais aussi des boisements clairs à érables ou peupliers.

Elle niche du sud ouest du québec jusqu'au lac Saint-Jean. Elle hiverne en Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

La Paruline flamboyante, ici une femelle, (le mâle est noir et orange) est courante dans les forêts de feuillus. Elle se rencontre dans le sud du Québec et dans les Maritimes.Elle passe l'hiver du Mexique au nord de  l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les bruants sont aussi, avec 22 espèces,  un groupe important d'oiseaux au Québec. Mais leur détermination m'a paru difficile. Je vous en montre 4 dont une seule espèce identifiéeZonotrichia albicollis - bruant à gorge blanche

Le Bruant à gorge blanche a été souvent rencontré lors de notre séjour, dans des milieux différents. Il préfère cependant les fourrés.

il vit dans la partie sud du Québec et certains peuvent y passer l'hiver, même si la majorité hiverne aux USA.

 

 

 

Bruant non déterminé

bruant indéterminé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir quelques oiseaux appartenant à d'autres familles.

tarin des pins - Spinus spinus - immature

tarin des pins - Spinus spinusLe tarin des pins habite les bois mixtes ou de conifères de la partie centrale du Québec. Nomade, on le rencontre toute l'année. Il descend plus bas en hiver.

Il fréquente beaucoup les mangeoires, qui sont alimentées toute l'année en graines.

 

Carpodacus purpureus - sizerin flammé

Gros-bec errant - Coccothraustes vespertinus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le sizerin flammé niche dans la toundra et il se rencontre plus au sud, au québec en hiver. Ceci dit, celui-ci a été photographié au lac Saint-Jean, ...en été.

 

 

 

 

 

 

Le gros bec errant vit toute l'année au Québec. Il habite les forêts mixtes ou de conifères. S'il fréquente assidûment les mangeoires en hiver, il ne les dédaigne pas en toutes saisons, comme ici en été au lac Saint-Jean.

 

 

 

 

 

 

 

Bombycilla cedrorum - Jaseur d'Amérique

jaseur d'Amérique

Spinus tristis - Chardonneret jaune

Le Jaseur d'Amérique est un peu plus petit que son "cousin", le Jaseur boréal, présent lui aussi au Québec mais plus septentrional.

On peut le rencontrer dans différents habitats: forêts, vergers, parcs et jardins, végétation en bordure d'eau.

Il passe l'année au Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le chardonneret jaune appartient au même genre que me Tarin des pins. On le rencontre toute l'année au Québec où il fréquent evolontiers les mangeoires.

il niche dans des mileux ouverts (terrains vagues, jardins, friches, ...

03 octobre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 3 -

Une bonne partie du Québec (sud tout du moins) étant couvert de forêts, il est logique que les oiseaux affectionnant ce milieu y soient bien représentés. Ce qui ne veut pas dire qu'il y ait une forte densité d'oiseaux, ni qu'ils soient aisé de les observer.

Je vais néanmoins vous présenter quelques-uns de ceux que l'on a vu.

En premier, les Columbidés.  Comme (presque) partout dans le monde où les occidentaux se sont installés (imposés), le pigeon biset, version pigeon des villes, est présent. Mais, n'offre pas beaucoup d'intérêt. Par contre, une seule espèce de tourterelle est présente au Québec: la tourterelle triste (Zenaida macroura). Le genre Zenaida est un genre américain dZinaida macrouraéjà rencontré au Costa Rica avec la tourterelle Zenadia asiatica. La tourterelle triste y est aussi présente en tant que migrateur en hiver. Elle est le seule Colombidé du Québec, présente uniquement dans la moitié sud du pays. Une partie de la population hiverne dans le quart sud du Québec mais beaucoup d'oiseaux migrent jusqu'en Amérique Centrale.

 colibri à gorge rubis

corneille d'Amérique

Une seule espèce de colibri atteint les latitudes du Québec. Il s'agit du colibri à gorge rubis (Archilochus colubris). Cela a un avantage: on ne risque pas de se tromper.grand corbeau-Corvus corax

Nous l'avons régulièrement observé jusqu'à la latitude des Bergeronnes. Soit à des mangeoires, soit dans les forêts avec beaucoup d'arbustes et de fourrés. Généralement, la rencontre se limite à apercevoir une bombe minuscule poussant des petits cris caractéristiques. Et quand il daigne se poser, pas facile de l'approcher, de le retrouver dans le maquis de branchettes et d'avoir le temps de faire la mise au point avant qu'il ne s'envole. Donc peu de photos. Celle que je vous présente est celle d'un mâle.

 Parmi les corvidés, nous avons pu observer la corneille d'Amérique (Corvus brachyrhynchos), très commune et abondamment présente au bord des routes. Souvent rencontrée en couple.

 

 

 

Le grand corbeau (Corvus corax) est lui beaucoup plus rare mais néanmoins suffisamment présent pour que nous l'ayons vu ou  entendu à plusieurs reprises.

 On le reconnait en effet à son cri, très différent de celui de la corneille, mais aussi à sa taille et à la forme de sa queue (en vol).

 

 

 

 

 

 

geai bleu -Cyanocitta cristata

 Enfin, le geai bleu (Cyanocitta cristata), l'équivalent de notre geai, s'il a régulièrement été observé lorsque nous étions en voiture, il n'a pu être approché qu'à la réserve de Cap Tourmente.

Il était en groupe d'une dizaine d'individus alors qu'ailleurs nous l'avions toujours aperçu seul (?).

 

 

 Parmi les 9 espèces de pics présents au Québec (dont 7 sédentaires), nous n'avons croisé la route que de 3 espèces.

Pic mineur-Picoides pubescens

pic chevelu-Picoides villosus

Le pic mineur (Picoides pubescens), l'équivalent de notre pic épeichette, est de la taille d'un moineau.

Le pic chevelu (Picoides villosus) ressemble aux pics épeiche ou mar.

On l'a observé au Cap Tourmente.

 

Enfin, nous avons surpris régulièrement le pic flamboyant (Colaptes auratus) au bord des routes sans jamais pouvoir immortaliser une rencontre...

mésange à tête noire

 

Enfin, une seule mésange (parmi les deux espèces présentes) a été observée: la mésange à tête noire (Poecile atricapillus).

 

Pour illustration, la photo (prise au zoo sauvage de Saint-Félicien) d'un oiseau autrefois typique de ces régions: le dindon sauvage ( Meleagris gallopavo). Il ne se rencontre que dans le quart sud du Québec en provenance de populations relâchées aux USA (état de N.Y.).

dindon sauvage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

27 septembre 2018

Visite à l'étang

Mi-septembre. Ce n'est pas la meilleure période pour espérer voir des oiseaux. Les migrateurs ne sont pas encore là.

Aussi, l'étang est calme quand nous arrivons. La surface de l'étang est verte, tant il a fait chaud cet été et peu d'eau quitte l'étang. Quelques grèbes huppés - une quinzaine au plus - . Des cris incessants: ce sont de jeunes grèbes huppés qui harcèlent les adultes dès que ceux-ci sont en surface pour obtenir du poisson. Un jeune pour chaque adulte. Les adultes sont en train de pêcher mais sur une quarantaine d'essais (pour deux grèbes suivis), seuls deux ont été couronnés de succès. Et, les adultes ne donnent rien aux jeunes.

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une jeune grêbe huppé

un grêbe huppé adulte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant même de l'avoir aperçu, un héron cendré s'envole près de nous (50 mètres au moins) pour aller se poser à l'autre bout de l'étang.

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Pour le reste de notre visite, pas grand chose à se mettre sous la dent, à part ce troglodyte, minuscule boule de plumes qu'on entend plus souvent qu'on ne le voit. Et pas facile de le photographier dans les fourrés où il se plait.

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11 septembre 2018

Les oiseaux du Québec - partie 2 -

Il n'est pas facile de trouver des oiseaux sur les lacs (très grands et peu praticables) ou sur les rivières et encore plus sur le Saint-Laurent qui sont très larges. De plus, l'immensité du pays leur permet de trouver des endroits loin de tout dérangement. malgré cela, on a observé un certain nombre d'espèces que je vous présente ci-après.

Ardea herodiasLe grand héron (Ardea herodias) mesure jusqu'à 1,30 mètres pour une envergure de plus de deux mètres. Un grand héron donc.

On peut le trouver autant en eau douce que salée. Il passe l'hiver des USA au nord de l'Amérique du sud. Il y grossit les populations locales.

Quelques individus peuvent rester l'hiver dans l'extrème sud du pays, là où l'eau ne gèle pas.

Parmi les douze espèces de grands échassiers, le grand héron est le seul que nous ayons vu.

 

 

 

Tringa solitaria

Le chevalier solitaire (Tringa solitaria) n'est pas un des chevaliers de la "Table ronde" mais seulement un petit échassier d'une vingtaine de centimètres. Il vit dans des milieux ouverts et humides (ici, une immense tourbière). Les pattes sont verdâtres et le plumage du dos finement ponctué. Un cercle oculaire blanc, bien visible, mais pas sur cette photo, le distingue des autres chevaliers.

Il hiverne le long du golfe du Mexique, jusqu'en Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Charadrius vociferusLe pluvier Kildir (Charadrius vociferus), parmi les cinq pluviers présents au Québec, est le seul à être présent partout sauf dans les régions trop froides (toundra et arctique). C'est le plus courant des pluviers.

Il fréquente des milieux ouverts à végétation rase ou clairsemée. Il hiverne des USA au nord de l'Amérique du sud.

 

 

 

 

 

 

 

Branta canadensisLa bernache du Canada (Branda canadensis) est facilement identifiable à sa grande tache blanche sur le cou et les joues. On la trouve partout au Québec et c'est la plus commune des oies.

Elle passe en vols immenses à l'automne (et au printemps) pour aller passer la mauvaise saison dans le sud des USA et au Mexique. Même si quelques individus sur la côte sud de l'Atlantique.

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Morus bassanus

Morus bassanus

 

 

 

 

 

 

 

Le fou de Bassan (Morus bassanus) niche sur quelques îles (Anticosti et de la Madeleine) ainsi qu'en Gaspésie. Mais on peut l'observer dans les autres régions côtières. Il passe l'hiver dans le golfe du Mexique.

Phalacrocorax auritus

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 Le cormoran à aigrettes (Phalacrocorax auritus) estle cormoran le plus courant au Québec. L'autre est P. carbo, "notre" grand cormoran.

 Il est très présent, notamment dans le golfe et l'estuaire. Il migre jusqu'au golfe du Mexique en hiver.

 

 

 

 

 

 

 

 

17082018-IMG_4012Le plongeon Huard (Gavia immer) est le seul assez facile à trouver. Les autres nichent dans des endroits plus inaccessibles. Par contre, il est difficile à approcher. Il niche sur les grands lacs (ici le lac Ouitouche) et passe l'hiver en mer.

 

 

 

 

 

 

 

 

20082018-IMG_4463Ce canard aperçu lors d'une sortie en mer me faisait penser à une femelle macreuse mais aucune des espèces ne niche dans les régions visitées. Par contre l'eider à duvet (Somateria mollissima) est présent en nombre sur tout l'estuaire et dans le golfe. Je n'ai hélas pas rencontré de mâle. J'aurais bien aimé.

Mais cet individu pourrait donc bien être une femelle(?)

Leucophaeus pipixcan

 

 

 

 

 

 

Seules deux espèces de mouettes possèdent un capuchon noir aussi étendu: la mouette atricille et la mouette de Franklin. Toutes les deux se ressemblent  mais la mouette atracille a un bec plus large. Cela pourrait donc bien être une mouette de Franklin (Leucophaeus pipixcan) , même si elle niche plus à l'ouest.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alca torda

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Dans l'estuaire, nous avons régulièrement rencontré des jeunes petits pingouins (Alca torda) qui doivent errer dans le seaux côtières après leur envol du nid.

 

24082018-IMG_4607Dans l'estuaire, on observe quasi exclusivement le goéland à bec cerclé (Larus delawarensis), facilement reconnaissable à la tache noire qui entoure l'extrémité du bec.

24082018-IMG_4608On a pu apercevoir, toujours de loin, des goélands marins et argentés. Trop loin pour faire des photos.

juvenile

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Enfin, le seul canard vu "en liberté" est le canard noir (Anas rubripes) qui est très commun dans tous les marais du St Laurent et dans les provinces maritimes.

Anas rubripes