Avant de partir dans un pays inconnu, il est important de s'informer. C'est vrai aussi pour l'ornithologue, fut-il amateur comme moi.

Pour le Québec, un livre de détermination des oiseaux du Québec et des Maritimes me parait l'outil idéal, après recherches sur Internet. Il s'agit du Paquin-Caron aux éditions Michel Quintin. Il s'offre alors deux possibilités pour y accéder - possibilités non exclusives -:

  1. télécharger le livre sous forme numérique. Il est livré avec Adobe Digital Editions pour le lire. Le prix est d'environ 15€.
  2. l'acheter, mais seulement au Québec, sinon les frais de port sont trop importants. Il vous en coûtera 30 CAD (dollars canadiens) soit environ 20€

Personnellement, j'ai les deux car, pour un ancien comme moi, rien ne vaut le papier et c'est plus facile à emporter sur le terrain... Par contre pour travailler sur les photos (détermination) c'est pratique d'avoir le format numérique car on peut mettre en vis à vis les deux logiciels et comparer plus facilement.

couverture livre

Le Paquin -Caron comprend deux parties (2 et demi en fait). La première partie ressemble aux livres dont nous avons l'habitude en Europe (comme le guide ornitho ou le Péterson ) avec fiche descriptive, carte et illustration. Mais aussi des renseignements généraux sur les oiseaux puis sur chaque groupe.

Je vous propose quelques images ci-dessous.

 

Il possède aussi des planches particulières lorsque c'est nécessaire. Comme ici pour les canards, les planches pour les femelles (avec description) ou, pour les Parulines, leur plumage automnal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Mais le livre possède une seconde partie "pour en savoir plus" sur les oiseaux.canards_4

Chaque oiseau est repris avec plus de détails sur sa répartition et où on peut l'observer, son alimentation et sa nidification.

 

 Le Paquin-Caron donne 334 espèces d'oiseaux observables au Québec et dans les Maritimes. Mais, le Québec est immense. Il est pour une bonne part recouvert d'immenses forêts, criblées de lacs plus ou moins importants. Puis succèdent la toundra et enfin l'Arctique. A cela, il faut ajouter qu'à part le sud et l'estuaire du Saint-Laurent, le pays est généralement sillonné par aucune route et qu'aller dans le nord du pays (au-dessus du lac St jean) relève de l'exploration et n'est pas accessible au commun des mortels.

Or, sur ces 334 espèces, une sur cinq ne sont visibles que dans l'Arctique ou la toundra et que près de la moitié des espèces du Québec sont migratrices. De plus, beaucoup d'espèces aiment leur tranquillité et donc évitent les endroits où l'homme se manifeste.

Enfin, la forêt n'est pas le milieu le plus facile pour observer des petits passereaux chantant en haut des arbres, touffus et serrés...

Donc, on n'a pas souvent le loisir d'observer à volonté un oiseau avant qu'il disparaisse. Aussi, j'ai pris le maximum de photos des oiseaux que l'on croisait puis, au repos, à l'aide du livre (papier et/ou numérique), puis essayé d'identifier l'espèce.